L’élection de Andrés Manuel López Obrador à la tête du Mexique promet de belles joutes avec Trump sur Twitter

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Presidential candidate Andres Manuel Lopez Obrador waves as he addresses supporters after polls closed in the presidential election, in Mexico City, Mexico July 1, 2018. REUTERS/Carlos Jasso

« Je me chargerai de lui répondre », avait annoncé le candidat.

Presidential candidate Andres Manuel Lopez Obrador waves as he addresses supporters after polls closed in the presidential election, in Mexico City, Mexico July 1, 2018. REUTERS/Carlos Jasso

MEXIQUE – Candidat favori à l’élection présidentielle mexicaine, Andrés Manuel López Obrador avait déclaré avant le scrutin qu’il répondrait aux tweets du président américain Donald Trump s’il était élu. C’est désormais chose faite, et entre les deux chefs d’Etat, les relations s’annoncent musclées.

« Si (Donald Trump) lance un tweet offensif, je me chargerai de lui répondre, mais j’espère bien qu’il changera sa façon de faire et qu’il agira en respectant le Mexique », avait déclaré Andrés Obrador lors d’un meeting à Huajuapan, dans l’Etat de Oaxaca.

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les Mexicains ont l’habitude de se réveiller avec de nouveaux tweets matinaux du président américain, fustigeant le Mexique, son gouvernement, l’Aléna (l’Accord de libre-échange nord-américain) ou les migrants mexicains, ceux-là même qu’il taxait de criminels et violeurs pendant sa campagne.

Donald J. Trump

@realDonaldTrump

Mexico is doing very little, if not NOTHING, at stopping people from flowing into Mexico through their Southern Border, and then into the U.S. They laugh at our dumb immigration laws. They must stop the big drug and people flows, or I will stop their cash cow, NAFTA. NEED WALL!

L’actuel président mexicain Enrique Peña Nieto a très peu répondu à son homologue sur Twitter, le ministère des Affaires étrangères privilégiant les canaux diplomatiques traditionnels, arguant que les sujets binationaux ne se règlent pas sur les réseaux sociaux.

Mais López Obrador devrait changer de stratégie dès son entrée en fonction le 1er décembre prochain. « Je crois que (Donald Trump) va comprendre qu’il doit se modérer, qu’il ne doit pas offenser le peuple du Mexique et que, si nous ne voulons pas l’affronter, nous lui demanderons qu’il nous respecte », a-t-il dit.

« Ecoute, Trump », un livre contre le mur à la frontière

Candidat pour la troisième fois à la présidence du Mexique, López Obrador a un usage modéré de Twitter, mais, pendant la campagne, il y a multiplié les vidéos pour faire passer différents messages.

En avril, dans une de ces vidéos, le candidat de gauche proposait à Donald Trump de lui vendre l’avion présidentiel mexicain, un Boeing Dreamliner, acheté par le gouvernement précédent: un achat superflu selon López Obrador. Il est également l’auteur d’un livre intitulé « Oye, Trump » (« Ecoute, Trump »), qui condamne les plans du président américain de construire un mur à la frontière mexicaine. « Le Mexique ne sera jamais la piñata d’aucun gouvernement étranger », a lancé pendant sa campagne.

López Obrador, candidat de son parti Morena, pour Mouvement de régénération nationale, se voulait le chantre de la lutte anti-corruption. Avant l’élection, il jouissait déjà d’une large avance dans les sondages sur Ricardo Anaya, à la tête d’une coalition de partis de droite et de gauche.

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