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La terre de mes aïeux a invoqué, Au-delà de ses croyances, ton illustre nom Sur la route de Touba la sainte, ce beau drap de lait, sort de terre le Grand Magal Dont les reflets rodent autour des étoiles, Aux cieux parés de tes sublimes poèmes

Dédiés au fils d’Amina, Al Amin un de ses illustres attributs Tu es ce vent frais qui côtoie les essences sacrées, ces fragrances qui suintent Au-delà du Lotus des Confins, à l’ombre des hommes en suée, tout de blanc vêtus, Récitant avec humilité tes acrostiches et autres élégies, Ce lait pur qui provient de l’index de cet homme si merveilleux du Hijaz, que tu as majestueusement surnommé la fine fleur, Qui ne fane jamais. Jamais.

Tu es témoin de son temps, témoin de sa noble vie, témoin de son œuvre colossale, Et tu as marqué cette haute connaissance par le silence, et le noble acte en dessous. Le silence des soufis partis à sa rencontre. Le silence de Soxna Diarra (ra) qui rivalise Avec ces grandes dames du monde des élevées par ses hautes qualités que le temps ne saurait altérer

Salam à Cheikhoul Khadim, la porte d’entrée des vœux dressés sur la table du Nectar cacheté, le codex compilé au rang de prééminence Cette élégie estampillée t’est dédiée, À toi, ô Cheikhoul Khadim, dont la vie est dissoute dans la vie du Noble Maître, que personne n’égale en précellence.

Nous sommes des témoins soumis à la soif d’imprégnation. Notre désir permanent de boire de ce lait Que tu as minutieusement préparé de ta main bénie si charitable, est calqué sur un temps de souffle que ne peut quantifier Que la puissance qui t’a ordonné cette noble mission.

Tu es en réalité la fierté d’un peuple qui rend grâce au Seigneur, d’une grâce que tu as déjà acquise pour tout l’univers

Je te chante car la chanson sous ses plus beaux apparats a séjourné dans tes prairies verdoyantes ici comme ailleurs, Faisant taire l’eau de mer, calmant ses crocodiles excités et ces mouches tsé-tsé déchaînées, Lambaréné, cette autre étape de souffrance transformée en pure béatitude. Les abysses plient le temps par leurs algues aux couleurs définies par la sourate Rahman

Tu es en réalité la beauté dans sa plus belle apparition, parée de pierres sacrées, confinées dans les terres impénétrables Où sont hibernés les plus beaux poèmes chantés par le Seigneur de nos âmes en l’honneur du Seigneur de nos cœurs

Tu es ce prince de Ndiareme qui n’a point besoin de couronne, ni de trône car ton cœur est un trône où est assis le meilleur des hommes, ton âme, une couronne où est incrustée ta foi pure en ton Seigneur

Je jure par Lui, que tu as obtenu de lui des faveurs qu’aucun panégyriste n’obtiendra ni aujourd’hui ni demain Ni jamais !

Et tes sublimes vers versés dans le temps, étalés dans l’univers serviront de boussole à tous les hommes qui ont flirté avec le péché Aussi véniel soit-il !

Tu as percé les vents de la souffrance Et les voiles de la rouspétance avec dignité pour chanter Le meilleur des hommes, source intarissable d’abondance Tu as bravé les péripéties les plus atroces pour louer sa grâce et sa noblesse Tu as encerclé leur amoralité et leur acrimonie Pour dérouler tes proses, ces roses en dose qui métamorphose toute existence, Une senteur extraite du parfum qui suinte du sublime corps de ton illustre Maître, exalté par son Seigneur, dont le rayonnement ne souffre d’aucune contestation

Nous devons ô Cheikhoul Khadim te chanter au rythme des chants que tu as dédiés au Père de l’illustre Fatima Az’Zahra

Dans les jardins de la Miséricorde tu fais défiler ce festin que tu as accordé à nos chairs, meilleur que tout festin royal

Tu as conquis les âmes par ta plume si bien taillée, Par ton encre hautement sacrée, Par ta science infuse inégalée, Par ta sagesse d’une si extrême perfection, Par ta pureté définie dans les jardins de la grâce, Par ta sainteté et par ton sens élevé de reconnaissance du féal disciple Que tu demeures auprès du serviteur du Seigneur, Al Mustafa codé sur la Table servie, Comme meilleure source de tous les temps.

D’une mélodie pure, d’un pas aguerri et alerte, d’une voix forte et posée, Ils avancent tout droit vers la félicité, cette voie que tu as si bien tracée sans contours ni détour Aux petits virages qui rappellent ces grains de sable qui murmurent aux vents fertiles en provenance de la Kaaba La grandeur de cet illustre homme, Qui repose en toute quiétude dans le mausolée de tous les espoirs

Ô Cheikhoul Khadim

Mon cœur s’est fendu car il est foudroyé par ces vers bénis et puissants à qui est autorisé l’accès au Périmètre sacré

Des Hadiths du Saint Prophète au Livre Saint Qui lui a été révélé dans la grotte de Hirae, Tu n’as laissé aucun compartiment pour annoncer à l’univers Ton désir de te rapprocher de lui, d’être près de lui, et enfin, de te dissoudre en lui

Touba, Touba
Salam ô Touba

Parée de tes Sept minarets livrés aux ombres des cieux, Pénétrant les nuages, chuchotant dans l’oreille des étoiles, La visite que la fine fleur a rendue au fils de Soxna Diarra, Cette voisine de Dieu, couvée dans le cercle des pures. Ndiareme dans ses acrobaties mystiques est témoin de cet événement estampillé au Périmètre sacré, Un rayon décrit dans la sourate Najm et dans la sourate Rahman

Ô Grand Magal de Touba
Apporte-nous les bienfaits du Haj en ton jour de célébration
Et laisse nous célébrer Cheikhoul Khadim
Comme jamais il n’a été célébré par des pécheurs
Comme nous, grains de sable que nous sommes
Oui ce sont les pécheurs, créatures du Seigneur
Qui tendent les mains en toute humilité
Et qui quémandent la miséricorde de l’Envoyé,
À qui reviennent toutes les faveurs conférées

Ô Grand Magal de Touba
Accorde-moi les faveurs de sentir au plus profond de ma chair
La grâce que Cheikhoul Khadim a obtenue de son illustre Maître,
Lui qui a traversé seul le lotus des confins,
Manœuvrant seul vers le périmètre sacré,
Il a vu en grandeur nature, à titre exceptionnel et exclusif
Toutes les merveilles de son Seigneur

Ô Cheikhoul Khadim
Laisse nous contempler ton grade d’anobli du Seigneur
Que le Saint Illustre t’a fait porter
Vous vous êtes regardés les yeux dans les yeux,
D’un regard seigneurial,
Il te l’a autorisé, ô noble panégyriste
Et a installé dans ton sublime visage
Ses yeux qui pénètrent tout mystère,
Son teint basané, sa barbe qui parle à la sainteté

Salam Safar
À ton dix-huitième jour je m’adresse
Sur ta fin de matinée je m’appuie
Tel un cerceau qui cherche un vent doux de passage,
Telle une vague qui tente de déposer sa joue sur une plage
Aux grains de sable fin,
Je m’incline devant mon Seigneur pour présenter à Safar
Toute sa déférence

Fines pensées loin de toute gloriole
Épousant le vent qui parle aux âmes
À Taha il s’est accroché
Versant ses pas de noble missionnaire
Sur les terres de Ndiaréme

Cheikhoul Khadim est mon cri de bonheur
Partout où la conscience me mène
Car au plus profond de mon existence,
Sans conscience il est ce grand serviteur
Du guide des grains de sable
Qui parle à mon subconscient de manière fine et éternelle
Pauvre de moi !
Mystère autour d’une allégeance, mystère autour d’un sevrage
Ô Touba aide moi à poser mes pas dans le coeur dévoilé
De l’herméneutique de sa sainteté

Je serai de ceux-là qui iront à ta rencontre sans sandales
Je marcherai tout le long de tes grandes avenues
Scandant le nom de ton maître, fidèle disciple du Noble Envoyé
Ô Seigneur, j’atteste par cette poésie
Que nul à part toi ne saurait créer cette belle fusion
Entre le Père de Fatima Az’Zahra, et ce merveilleux homme
Qui a été déporté à cause de son amour
Pour celui à qui tu as conféré tous les honneurs, dus à son noble rang.

Exaltés nous sommes,
L’espoir renaît sous les flammes de la souffrance,
Que la paix règne sur le Grand Magal de Touba
Aux portillons de nos cœurs, des cœurs si fragiles en émotion,
Si forts en sentiment,
Si faible devant le Tout Puissant, le Tout Miséricordieux
Qui a fait de Cheikhoul Khadim un conducteur de vie,
Dont l’existence fut versée en entièreté à l’éternelle flamme
De la vérité socle de la vérité,
Muhammad ibn Abdallah (psl)

Shasty

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