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Vigile à la cité des fonctionnaires de Diamniadio, M. Camara s’est rendu le 10 octobre dernier, à la gare routière de ladite localité pour se restaurer vers les coups de 18h. Au moment de rejoindre son lieu de travail, il va rencontrer la jeune B. Sow qui revenait, elle aussi, d’une commission de son oncle à la pharmacie. Après les salutations d’usage, le prévenu déclare sa flamme à sa présumée victime.

Mieux, pour la ferrer, le prévenu va l’inviter à son lieu de travail, en lui promettant la somme de 10 mille francs Cfa. Intéressée par la proposition de son bourreau, B. Sow la suit.

Mais, d’après cette dernière, une fois sur les lieux, le prévenu ne lui a rien donné. Pis, il l’a contraint à une relation sexuelle.

Des accusations réfutées par le prévenu, qui soutient n’avoir pas eu l’occasion de partager un moment d’inimitié avec sa présumée victime. Puisque, dit-il, il a trouvé sur place ses collègues de travail. « Je me suis juste limité à lui acheter du lait caillé, avant qu’elle ne prenne congé. Mais comme, elle tenait coûte que coûte à rentrer avec les 10 mille francs Cfa que je lui avais promis, elle m’accuse à tort de viol. Elle voulait même me piquer mon téléphone portable », s’est-il défendu.

Le civilement responsable de sa présumée victime, a réclamé 200 mille francs Cfa, à titre de dommages et intérêts.

Dans son réquisitoire, le parquet a sollicité la relaxe du prévenu pour le délit de viol. Selon le représentant du Ministère public, même si le certificat médical, versé dans le dossier atteste qu’il y a eu pénétration sexuelle, rien ne prouve que le prévenu a contraint sa présumée victime à une conjonction sexuelle.

Ainsi, il a requis deux ans d’emprisonnement ferme contre le prévenu pour détournement de mineure. Puisque, affirme-t-il, le mis en cause a soustrait sa victime de l’autorité de ses parents.

La défense quant à elle, a sollicité la relaxe. Selon la robe noire, la partie civile a suivi de son propre gré son client à son lieu de travail. Et, elle n’a jamais été victime d’agression sexuelle.

Au terme des plaidoiries, le tribunal a fixé le délibéré au 6 décembre.

Kady Faty Leral

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