Administration pénitentiaire : Grogne chez les matons

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Le ministre de la Justice, sur proposition du Colonel Daouda Diop, a procédé à un réaménagement des postes  que doivent occuper les inspecteurs de l’administration pénitentiaire. Ce changement fait suite aux départs à la retraite de trois inspecteurs régionaux de l’Administration pénitentiaire du Sénégal  (Iraps) de Thiès, Kaolack et Tambacounda. Mais ces affectations ne sont pas bien accueillies au sein de la corporation. Et font râler certains, qui considèrent que ces mesures, qui visent les cadres, ne respectent pas le principe sacro-saint  qui gouverne toutes les forces de défense et de sécurité, à savoir « le respect de la chaîne de commandement ». Le principe fait prévaloir, sauf motif valable et légitime, le grade et l’ancienneté  dans les affectations.

Ces cadres de l’administration pénitentiaire relèvent des irrégularités dans la décision. D’abord, l’affectation de l’inspecteur le plus ancien dans le grade (major de sa promotion à l’entrée comme à la sortie), en dehors du Directeur de l’école nationale de l’administration pénitentiaire. Celui-ci est affecté à l’inspection régionale de Tambacounda. Un poste, moins important dans l’ordre protocolaire. Ensuite, le cumul des fonctions des chefs de division alors que des inspecteurs sont disponibles, sans fonction clairement définie. Il s’agit notamment de la Division des ressources humaines, de la Division de l’inspection des services pénitentiaire, de la Division de la sécurité pénitentiaire ainsi que la Division de la réinsertion sociale.  Le placement de deux inspecteurs sous le commandement direct de leurs camarades de promotion et collègues inspecteurs. Enfin, la promotion d’inspecteurs moins gradés dans les postes les plus importants au niveau de l’état-major et des Iraps.

Pour certains des cadres, ce réaménagement ne repose sur rien de légal et de légitime.

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