In this photograph taken on September 29, 2018, Cameroonian President Paul Biya (L) and his wife Chantal Biya listen to speeches in honour of the incumbent President at an election rally at the Maroua stadium, Far North Region of Cameroon. Majority-francophone Cameroon's two English-speaking regions -- the southwest and northwest -- have been rocked by a separatist insurgency since a symbolic independence declaration one year ago. But with separatists vowing to disrupt polls in English areas, and many thousands of the region's voters displaced due to the violence, it is unclear if October 7's polls will be staged safely in anglophone areas. / AFP / ALEXIS HUGUET
In this photograph taken on September 29, 2018, Cameroonian President Paul Biya (L) and his wife Chantal Biya listen to speeches in honour of the incumbent President at an election rally at the Maroua stadium, Far North Region of Cameroon. Majority-francophone Cameroon’s two English-speaking regions — the southwest and northwest — have been rocked by a separatist insurgency since a symbolic independence declaration one year ago. But with separatists vowing to disrupt polls in English areas, and many thousands of the region’s voters displaced due to the violence, it is unclear if October 7’s polls will be staged safely in anglophone areas. / AFP / ALEXIS HUGUET

Le président, 85 ans, qui brigue un septième mandat le 7 octobre, est favori face à sept autres candidats de l’opposition.

Le palais de l’Unité est, depuis 1982, une citadelle imprenable. Et rien, en apparence, ne laisse présager que l’élection présidentielle du 7 octobre viendra changer cela.

Dans l’immense résidence du chef de l’Etat, plantée sur une colline de Yaoundé, la capitale du Cameroun, se croisent des élégants prêts à patienter des heures durant sur des canapés en cuir longs comme des limousines, des agents de sécurité en costume sombre et des soldats de la garde présidentielle équipés, du casque lourd aux godillots, par l’armée israélienne.

En dehors de quelques visiteurs en pagne à l’effigie du président-candidat, Paul Biya, et de son parti, de hauts fonctionnaires à la cravate frappée de son visage ou d’autocollants vantant « La force de l’expérience », son slogan de campagne, accrochés sur les portes de ce labyrinthe ultra-sécurisé, nulle fièvre électorale. Ici, personne n’ose imaginer sérieusement que le 6 novembre, le chef de l’Etat ne célébrera pas ses trente-six années de présidence et un septième mandat à la tête du Cameroun.

Une énigme dans son pays

A 85 ans, dont plus de cinquante passés dans les arcanes du pouvoir – il fut nommé en 1975 premier ministre par son prédécesseur, Ahmadou Ahidjo –, Paul Biya demeure une énigme pour ses concitoyens et tous ceux qui l’observent. Sa manière de gouverner par l’absence fascine et suscite bien davantage de questions qu’elle ne produit de réponses.

Le siège du pouvoir camerounais se trouve tout autant au palais à Yaoundé qu’à l’Hôtel Intercontinental de Genève où le chef de l’Etat, accompagné d’une cour pléthorique, passe une bonne part de son temps en « voyages privés ».

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