FILE - In this March 7, 2018, file photo, Saudi Arabian Crown Prince Mohammed bin Salman arrives to meet Prime Minister Theresa May outside 10 Downing Street in London. In 2017, at the age of 31, Mohammed became the kingdom’s crown prince, next in line to the throne now held by his octogenarian father, King Salman. (AP Photo/Alastair Grant, File)
FILE РIn this March 7, 2018, file photo, Saudi Arabian Crown Prince Mohammed bin Salman arrives to meet Prime Minister Theresa May outside 10 Downing Street in London. In 2017, at the age of 31, Mohammed became the kingdom’s crown prince, next in line to the throne now held by his octogenarian father, King Salman. (AP Photo/Alastair Grant, File)

Le meurtre à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi, dont il serait le commanditaire, pourrait coûter le trône au prince héritier d’Arabie saoudite. Mais son pouvoir en interne et l’appui de Washington le protègent encore.

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, dit MBS, a-t-il perdu sa couronne avant même de l’avoir ceinte ? La question hante aujourd’hui les esprits d’un royaume wahhabite en ébullition comme elle interroge le reste du monde. Deux semaines après la disparition et le probable assassinat du journaliste et critique saoudien Jamal Khashoggi dans les salons mêmes du consulat d’Arabie saoudite à Istanbul en Turquie, la réponse est cependant loin d’être évidente.

Si le favori de l’actuel roi Salmane, que tout désigne dans cette affaire comme étant le commanditaire du meurtre, ne semble plus en odeur de sainteté auprès d’une grande majorité de princes de la famille royale, MBS jouit encore d’un atout de taille en la personne de Donald Trump.

Donald Trump a apporté son soutien au prince héritier

Lundi, le président américain avait ainsi suggéré que la disparition de Jamal Khashoggi « pourrait être le fait de tueurs hors de contrôle » venus d’Arabie saoudite. Mercredi, le locataire de la Maison-Blanche a même apporté son soutien direct au prince Ben Salmane, affirmant le croire « sur parole » quand celui-ci lui a assuré n’être au courant de rien dans cette affaire. Une manière aussi pour les États-Unis de ne pas trop prendre de risques dans le cas où MBS, certes fragilisé par une tempête médiatique sans précédent depuis le 11 septembre 2001 et le cas Ben Laden, devait continuer à garder le pouvoir. N’oublions pas non plus que l’Arabie saoudite est aussi le partenaire sunnite principal des États-Unis dans la guerre par procuration que livre Washington à Téhéran après s’être retiré de l’accord sur le nucléaire iranien. Jusqu’à preuve du contraire, c’est encore le jeune prince de 33 ans, par ailleurs ministre de la Défense et chef des armées du royaume saoudien, qui tient les rênes. Un détail qui compte. Le président états-unien a d’ailleurs rappelé entre les lignes que des intérêts plus importants que les droits de l’homme présidaient aujourd’hui dans le cadre de sa politique protectionniste. Et à la question de savoir si l’affaire Khashoggi amènerait Washington à prendre ses distances avec le royaume wahhabite–,…

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