Journaliste à la Rts et porte-parole de la famille Kountiyou de Ndiassane, Ahmed Bachir Kounta a tiré sa révérence, hier. L’inhumation est prévue ce vendredi, à Ndiassane. Retour sur le parcours d’un homme multidimensionnel.

Correspondance –  La cité religieuse de Ndiassane est en deuil. Elle s’est réveillée dans la tristesse et la consternation, avec le décès d’Ahmet Bachir Kounta survenu hier. Une perte immense pour toute la famille, mais aussi pour la communauté musulmane dans son entièreté. A ce titre, le témoignage de Pape Abdourahmane Kounta, son successeur auprès de l’actuel khalife, est des plus éloquents. «Tous ceux qui ont connu l’homme peuvent témoigner de son érudition et de son intelligence qui en faisaient un homme profondément enraciné dans les valeurs et préceptes islamique mais aussi très ouvert. Une ouverture qui lui a permis, en dehors de l’arabe de maîtriser parfaitement la langue française. A cela s’ajoute son attachement et sa fidélité à la famille Kountiyou qu’il vénérait par-dessus de tout. Ahmed Bachir Kounta était un fervent défenseur de la confrérie, de la religion mais aussi de la famille Kountiyou, sa famille», a-t-il laissé entendre. Et de poursuivre pour dire que sa disparition est une perte immense non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique et toute la Ummah islamique.

Mais au-delà de sa dimension spirituelle, le regretté Ahmed Bachir était aussi un homme des médias, un journaliste chevronné sur qui pouvait compter le desk sport de la radiotélévision nationale lors des grands évènements sportifs. Pour dire qu’avec son rappel à Dieu, c’est aussi le monde sportif qui est endeuillé et, à travers lui, l’espace médiatique sénégalais. Ahmed Bachir Kounta, en homme multidimensionnel, ne se limitait pas au sport. Combien de fois la télévision nationale a fait appel à ses services pour traduire en langue nationale les adresses du chef de l’Etat à la nation. Un exercice qui lui allait à merveille tant il avait une parfaite maîtrise de ladite langue, le wolof. Pour dire l’immensité d’une telle perte qui a fini d’endeuiller une nation toute entière. Une nation qui devra, aujourd’hui, en ce vendredi 17 janvier, lui rendre un dernier hommage avant de l’inhumer aux côtés de ses illustres parents notamment son ami, le défunt El Hadji Mame Bouh Mouhamed Kounta.

La grande faucheuse a encore fait parler d’elle, avec ce décès survenu après le rappel à Dieu de l’illustre khalife général des AhloulKountiyou, El hadji Mame Bouh Kounta dont Ahmed Bachir Kounta fut son porte-parole durant tout son magistère à la tête de la confrérie Khadr adossée à Ndiassane.

 

 

 

  Sidy DIENG

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