Prestation de serment à l’Ofnac – Et après?

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Trente-quatre agents de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) ont prêté serment hier, devant la Cour d’appel de Dakar. Les agents ont été ainsi soumis à l’obligation de prêter serment devant la Cour d’appel de Dakar pour aider l’Ofnac à “atteindre les objectifs qui lui sont assignés et jouer pleinement son rôle”. Seulement la question qui s’impose est de savoir quel rôle va jouer l’Ofnac, qui est…off depuis que Nafi Ngom Keita qui avait tenté de jouer pleinement son rôle en épinglant des intouchables a été limogée sans autre forme de procès. Comble de l’ironie, cette cérémonie de prestation de serment des trente-quatre nouveaux agents de l’Ofnac  s’est déroulée le même jour où Cheikh Oumar Hanne  ex dg du Coud qui a été épinglé par cette institution étrennait ses nouveaux habits de ministre de l’Enseignement supérieur. Pour dire qu’il ne faudrait pas trop se faire des illusions propos de l’Ofnac, dont le président Macky Sall disait lors de sa création que c’était pour eux. Mais dans la réalité des faits, il semble qu’il n’a été institué dans le seul but de meubler le décor étant donné que la nature a horreur du vide. Parce que malgré les scandales qui jalonnent le règne des Apéristes, à ce jour personne n’a entendu un quelconque dossier de l’Ofnac transmis au procureur et des sanctions appliquées. A ce jour, les résultats de l’enquête annoncée par Seynabou Ndiaye Diakhaté concernant l’affaire Prodac sont toujours attendus. “Nous avons déjà commencé à entendre les mis en cause dans cette affaire”, avait-elle déclaré le samedi 15 décembre dernier en marge d’une visite du stand de l’Ofnac à la foire. Mais depuis lors, silence radio sur cette affaire. D’ailleurs il serait surprenant que cette enquête aboutisse car Mame Mbaye Niang qui était cité dans cette affaire qui a eu lieu du temps où il était ministre de la Jeunesse est aujourd’hui ministre chef de Cabinet du président de la République. Le président de la République, qui pourtant, lors de la cérémonie d’installation de l’Ofnac le 2 décembre 2014 tenait ces propos qui laissaient espérer la fin de l’impunité pour les gloutons qui s’aviseraient désormais à engloutir les deniers publics.

«il convient de reconnaître que la corruption est un phénomène de société, lié au comportement humain (…) J’invite l’Ofnac à porter ce combat tout en s’assurant que toute personne coupable de corruption soit traitée conformément à la loi, sans aucune autre forme de protection, quelle qu’elle soit. Les moyens y nécessaires seront mis à votre disposition pour accomplir correctement votre mission. » disait le chef de l’État Macky Sall. Mais aujourd’hui, le triste constat est que les fruits de la rupture n’ont pas porté la promesse des fleurs. Et la corruption fait toujours des ravages dans la société sans que l’État daigne prendre le taureau par les cornes. «la lutte contre la corruption est donc une exigence éthique, avant d’être un impératif démocratique. C’est aussi une nécessité sociale. C’est, surtout, une condition du développement. Cette lutte contre la corruption traduit une volonté forte de rompre avec l’injustice, de promouvoir la compétence et l’intégrité, de récompenser le mérite et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques au profit du citoyen. Au demeurant, c’est un combat difficile, compte tenu des intérêts en jeu. Mais il faut le gagner. » avait laissé entendre le chef de l’État. Mais finalement il semble que les intérêts en jeu ont eu raison de sa détermination

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