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Le cadre de l’APR reproche au grand argentier de l’Etat  d’être « l’otage de ses proches, des gens qui ne résident pas dans le territoire communal et qui ne maîtrisent pas les enjeux du moment. Et pourtant, ce sont ces gens dont il fait la promotion ». Ce qui constitue  aux yeux de notre interlocuteur un handicap pour le parti présidentiel et fragiliserait ses structures. Une attitude du ministre des Finances que le responsable apériste ne manque pas de taxer de « démarche dangereuse » qui serait en train de « faire le jeu des adversaires ». Le vice-coordinateur de la cellule de communication d’Amadou Ba, lors des élections, en appelle à l’attention du chef de l’Etat et leader de l’APR et prévient devant le risque de « nous faire sanctionner par les populations ». C’est dans ce cadre qu’il invite le ministre à rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard.
Amadou Ba peine à se faire un ancrage local
Depuis les élections, « c’est la léthargie totale », s’inquiète Bocar Diongue. Selon lui, les instances de l’APR seraient en veilleuse en raison des multiples « maladresses » du ministre Amadou Bâ. Mais, le pire serait que le ministre ne serait  pas aussi populaire qu’il le prétend auprès des populations parcelloises.  D’après notre interlocuteur, « il peine à se faire un ancrage local ». Poursuivant sa diatribe, M. Diongue soutient que « les véritables acteurs de la victoire des législatives aux Parcelles assainies sont les Parcellois, la jeunesse, les femmes et les hommes de Benno Bokk Yakaar ». Affichant un sentiment d’autosatisfaction suite à la victoire de cette dernière coalition,  il dit regretter le faible écart de 971 voix devant un adversaire qui n’était pas redoutable. Un écart qui aurait pu atteindre les proportions de 5.000 à 10.000 voix si la campagne avait été bien gérée. « Il faudra rectifier le tir et permettre à la coalition de gagner en 2019 dès le premier tour », poursuit le responsable apériste des PA.  Lequel se plaint du fait que « beaucoup de maladresses ont été commises par le ministre et si la coalition n’a pas brillé de mille feux, c’est parce qu’il a relégué au second plan les responsables locaux qui ont travaillé sans moyens ». Le vice-coordonnateur de la cellule de communication de M. Amadou Ba lors des législatives prévient la tête de liste départementale de BBY qu’ « au cas où il n’arrêterait pas sa démarche dangereuse, nous nous verrons obligés de lui barrer la route ». Un message qui peut-être ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd…

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