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	<title>ASSIROU.NET &#187; CULTURE</title>
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		<title>L’UNESCO publie la déclaration de Hangzhou sur la culture</title>
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		<pubDate>Sun, 19 May 2013 12:41:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>L’UNESCO a conclu vendredi le Congrès international de Hangzhou en publiant une déclaration reconnaissant l’importance... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/lunesco-publie-la-declaration-de-hangzhou-sur-la-culture/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/lunesco-publie-la-declaration-de-hangzhou-sur-la-culture/">L’UNESCO publie la déclaration de Hangzhou sur la culture</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-3017"></span><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/unesco-300x200.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3018" title="unesco-300x200" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/unesco-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>L’UNESCO a conclu vendredi le Congrès international de Hangzhou en publiant une déclaration reconnaissant l’importance de la culture dans le développement durable</p>
<p>Alissandra Cummins, présidente du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a indiqué que la déclaration était un résultat positif de ce congrès. Le document détaille huit mesures visant à faire de la culture un pilier du développement durable.</p>
<p>Selon la déclaration, l’UNESCO appelle le monde à intégrer la culture dans tous les plans et politiques de développement, à faciliter le développement culturel, la compréhension mutuelle et la réconciliation entre les cultures, à protéger les droits culturels de chacun pour promouvoir un développement social inclusif, ainsi qu’à stimuler le rôle de la culture dans la réduction de la pauvreté et le développement inclusif.</p>
<p>Elle préconise aussi l’utilisation de la culture pour faire progresser la viabilité de l’environnement et pour améliorer la capacité des gens à faire face aux catastrophes et à s’adapter au changement climatique.</p>
<p>Plus de 400 délégués venus de 81 pays et de 20 organisations internationales ont assisté au congrès qui s’est ouvert mercredi dans la province orientale du Zhejiang.</p>
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		<title>Saint-Louis jazz: 3424 personnes dépistées du sida en 3 jours</title>
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		<pubDate>Sat, 18 May 2013 14:48:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-2977"></span><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/sida-traitement-300x202.jpg"><img class="size-full wp-image-2978 alignright" title="sida-traitement-300x202" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/sida-traitement-300x202.jpg" alt="" width="300" height="202" /></a>La stratégie de dépistage déroulées par la Division de lutte contre le Sida et les IST (DLSI), en collaboration avec le district sanitaire de Saint-Louis, a permis en trois jours d’activités à quelque 3424 personnes de connaître leur statut sérologique.</p>
<p>Vendredi, les équipes des unités mobile et fixe ont eu à dépister 1039 personnes à Mpal, Tassinière, Gandon, Diamaguene et à la Direction régionale de l’action sociale.</p>
<p>Pour le Saint-Louis jazz 2013, le district sanitaire compte dépister au terme de quatre jours d’activités 3700 personnes. La dernière journée de dépistage de samedi sera mise à profit pour dépister et sensibiliser à l’Université Gaston Berger (UGB), à Guet Ndar, à Gokhou Mbath, à Sor Daga et à Pikine.</p>
<p>De même, dans le cadre de l’intégration des services, le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et le Programme national contre la tuberculose (PNT) ont déroulé des activités de sensibilisation et dépistage.</p>
<p>L’unité mobile de radiographie du PNT installée à Mpal a permis aux populations de cette localité, qui abritait son marché hebdomadaire, de venir en masse et de se faire dépister de la tuberculose.</p>
<p>La DLSI, en collaboration avec le district sanitaire de Saint-Louis, est en partenariat avec les responsables du Festival de jazz depuis 2006 pour la promotion d’activités de conseil dépistage volontaire (CDV) auprès des populations.</p>
<p>Lors de la première journée, mercredi, le focus avait été mis sur les établissements scolaires et le secteur familial permettant à 1080 personnes. Jeudi, des stratégies avancées ont été menées à Rao, Bango, Sor, Fass et à la Direction régionale de l’Action sociale permettant de dépister 1305 personnes.</p>
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		<title>IIe guerre mondiale : le sang des Africains (1ère partie)</title>
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		<pubDate>Thu, 16 May 2013 10:56:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l&#8217;histoire militaire. Il a... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/iie-guerre-mondiale-le-sang-des-africains-1ere-partie/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/iie-guerre-mondiale-le-sang-des-africains-1ere-partie/">IIe guerre mondiale : le sang des Africains (1ère partie)</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-2770"></span></p>
<p><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/014052013172635000000armeafriqueoki.jpg"><img class="size-full wp-image-2771 alignright" title="014052013172635000000armeafriqueoki" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/014052013172635000000armeafriqueoki.jpg" alt="" width="350" height="200" /></a>Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l&#8217;histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l&#8217;université Johns-Hopkins, aux États-Unis. Dans cette série en trois volets, il revient sur la participation des Africains aux combats de la seconde guerre mondiale. Première partie, de 1935 à 1940 : les campagnes d’Éthiopie, d’Espagne, de Libye et de France.</p>
<p>Du 3 septembre 1939 au 2 septembre 1945, la planète s&#8217;affronte dans un titanesque combat entre pays, entre continents, entre idéologies. Le 8 mai 1945 ne constitue qu&#8217;une étape vers la fin du conflit, avec la capitulation de l&#8217;Allemagne et des irréductibles de toutes nationalités qui se battent toujours au profit du régime nazi. Il faudra encore attendre l&#8217;usage des armes atomiques sur les villes nippones d&#8217;Hiroshima et de Nagasaki pour accélérer la reddition du Japon, le 2 septembre 1945. Reste qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une étape cruciale car c&#8217;est l&#8217;Allemagne qui déclenche cette tornade de feu, d&#8217;acier et de sang qui va ravager le monde durant six interminables années.</p>
<p>Tornade dont les nuages commencent d&#8217;ailleurs à s&#8217;amonceler bien avant : de l&#8217;élection d&#8217;Adolph Hitler en 1933, en Allemagne aux coups de forces et guerres qui surviennent comme les premières gouttes d&#8217;eau de la tempête : annexion de l&#8217;Autriche, du territoire des Sudètes, mais aussi, guerre d&#8217;Espagne en 1936, guerre sino-japonaise en 1937, guerre soviéto-japonaise en 1939&#8230; Ce maelström et ses prémices n&#8217;épargneront pas l&#8217;Afrique : de l&#8217;invasion de l&#8217;empire éthiopien en 1935 aux jungles de Birmanie en 1945, le sang des Africains rougira la poussière et la boue, dans un camp ou dans l&#8217;autre. Aujourd&#8217;hui, il a été bu par la terre, en dépit de quelques ouvrages, de quelques articles, de quelques documentaires, qui se sont estompés dans nos mémoires. De 1935 à 1945, des soldats du continent africains se sont battus, parfois médiocrement mais souvent vaillamment, et sont morts pour ce en quoi ils croyaient, ou par contrainte, voire encore par opportunisme&#8230;</p>
<p><strong>Éthiopie, Espagne, les prémices de la guerre</strong></p>
<p>À la tête du gouvernement italien depuis 1922, Benito Mussolini a pour ambition de restaurer la grandeur passée de l&#8217;Italie, de lui redonner un empire digne de son passé grâce à des conquêtes coloniales. Une des rares nations africaines à ne pas être sous le contrôle d&#8217;un État européen, l&#8217;Éthiopie constitue donc une proie toute désignée pour le Duce. Le 03 octobre 1935, les Italiens et leurs troupes auxiliaires érythréennes, somalies et libyennes envahissent le pays que dirige le négus – l&#8217;empereur – Hailé Sélassié. Ce dernier a bien entrepris de réformer l&#8217;outil militaire éthiopien, mais cet effort fragilise justement l&#8217;armée, en pleine transition entre féodalisme et modernisme.</p>
<p>Sur les quelques 500 000 hommes que compte plus ou moins la troupe (jusqu&#8217;à 800 000, voire un million selon les sources), il n&#8217;y a qu&#8217;environ 100 000 véritables combattants, disposant de 50 à 60 000 fusils modernes, 125 mitrailleuses et une aviation anecdotique (11 aéroplanes dépassés)&#8230; À l&#8217;exception des 5 000 hommes (jusqu&#8217;à 15 000 selon les sources) de la Garde impériale entraînés « à l&#8217;européenne », le reste s&#8217;en remet à des tactiques rudimentaires, suicidaires face à la puissance de feu italienne.</p>
<blockquote><p>À l&#8217;issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l&#8217;estimation médiane de 600 000 tués.</p></blockquote>
<p>Les instructeurs suisses, belges, suédois, turcs et la formation de quelques officiers éthiopiens à la prestigieuse école militaire française de Saint-Cyr ne changent rien : les chefs éthiopiens répugnent à l&#8217;usage des fortifications de campagne, à la guérilla, ne connaissent rien aux règles de sécurité dans leurs communications, à la guerre moderne&#8230; Ils sont écrasés sous le déluge de balles des mitrailleuses, sous l&#8217;avalanche de bombes, 15 à 50 000 meurent dans d&#8217;atroces souffrances, victimes des obus et des bombes chimiques utilisés lors d&#8217;au moins dix-sept batailles.</p>
<p>Pourtant, Ils apprennent à combattre les tankettes de leur adversaire, mal conçues, leurs canons automatiques Oerlikon de 20 mm abattent de nombreux italiens. Le négus lui même combat en première ligne. Mais le 05 mai 1936, les fascistes sont à Adis Abeba. Officiellement, l&#8217;Éthiopie est italienne. Officieusement, la guérilla prend de l&#8217;ampleur et, dans les faits, les Italiens ne contrôlent que les grandes villes et localités. À l&#8217;issue de la reconquête, cinq ans plus tard, les pertes éthiopiennes seront estimées entre 300 000 et un million de morts, avec l&#8217;estimation médiane de 600 000 tués.</p>
<p>Deux mois plus tard, le 17 juillet 1936, éclate la guerre d&#8217;Espagne. Ceux qui s&#8217;opposent au gouvernement républicain sur le continent européen sont rejoints à partir du 05 août par des unités de l&#8217;armée espagnole, stationnées au Maroc, que commande le général Franco. Via un pont aérien et par mer, elles renforcent ainsi les nationalistes aussi bien avec des éléments de la Légion espagnole qu&#8217;avec dix tabors (demi-bataillons) de Regulares, d&#8217;origine berbère. Pour remplacer ces troupes dans leur garnison, le gouverneur marocain met à la disposition de Franco sa gendarmerie, la Mehalla. Plus de 60 000 Regulares prendront part à la guerre civile dans la péninsule ibérique, où ils gagneront un statut de troupes de choc.</p>
<p>Revenons en Libye avec les Italiens : ceux-ci créent ce qui est de toute évidence la première unité aéroportée africaine, avec le Bataillon Parachutiste d&#8217;Entraînement « Infanterie de l&#8217;Air », le 22 mars 1938, suivi de la création d&#8217;un second bataillon en avril 1939, ce qui permet l&#8217;organisation d&#8217;un régiment, rapidement dissout. Il n&#8217;aligne que 50 officiers italiens et 300 « fantassins de l&#8217;air » libyens. Ils disparaissent dans la tourmente de la guerre du désert, un an plus tard.</p>
<p><strong>La campagne de France</strong></p>
<p>Son vaste empire colonial donne à la France des ressources matérielles considérables ainsi qu&#8217;un atout démographique qui lui permet de compenser une population allemande plus nombreuse que celle de la métropole au début du 20e siècle, d&#8217;atténuer la saignée subie lors des terribles batailles de 1914-1918. De fait, lorsque l&#8217;invasion de la Pologne par l&#8217;Allemagne hitlérienne amène les Alliés à entrer en guerre, la France mobilise aussitôt dans toutes ses colonies et protectorats. En Afrique Orientale Française (AOF) – qui comprend la Mauritanie, le Sénégal, le Soudan Français (Mali actuel), la Guinée, la Côte d&#8217;Ivoire, le Niger, la Haute Volta (Burkina Faso actuel) et le Dahomey (Bénin actuel) &#8211; et en Afrique Equatoriale Française (AEF) – les possessions françaises au-delà du fleuve Congo jusqu&#8217;au Sahara -, elle rassemble ainsi 100 000 hommes.</p>
<p>Pour une bonne compréhension de ce qu&#8217;est la « force africaine » française, il convient de préciser quelques termes : l&#8217;Armée d&#8217;Afrique comprend l&#8217;ensemble des unités du Maghreb (Algérie, Maroc, Tunisie), tandis que la dénomination de « tirailleurs sénégalais » fait en réalité référence à l&#8217;ensemble des soldats noirs d&#8217;AOF et d&#8217;AEF, ainsi qu’à ceux de Madagascar. Les « tirailleurs sénégalais » appartiennent aux troupes coloniales, et non à l&#8217;Armée d&#8217;Afrique, entité bien distincte. En mars 1940, les soldats de l&#8217;Armée d&#8217;Afrique déployés en France sont au nombre de 340 000 hommes, auxquels s&#8217;ajoutent 93 000 Français d&#8217;Afrique du Nord, tandis que les Africains des troupes coloniales sont au nombre de 79 000 (dont 10 500 Malgaches).</p>
<p><a href="http://www.jeuneafrique.com/photos/052013/014052013173551000000West-African-%28Imperial-War-.jpg" target="_blank"><img src="http://www.jeuneafrique.com/photos/052013/014052013173551000000West-African-%28Imperial-War-.jpg" alt="" width="400" height="239" /></a></p>
<p>Des Africains de l&#8217;Ouest de la 81e Division, ici en Birmanie, en 1944.</p>
<p>© <em>Imperial War Museum</em></p>
<p>Le 10 mai 1940, l&#8217;Allemagne attaque à l&#8217;Ouest. Contrairement à une idée reçue encore bien prégnante aujourd&#8217;hui, l&#8217;armée française se bat bien, et parfois très bien, mettant en difficulté les Allemands, comme à Stonne, ou encore, sur la Somme. Soldats de l&#8217;Armée d&#8217;Afrique et tirailleurs sénégalais participent à ces affrontements ; ils y font preuve d&#8217;une grande bravoure, dans des conditions difficiles, face à un adversaire qui a « une guerre d&#8217;avance ». Alors que tout le dispositif français s&#8217;effondre, les unités luttent sans grande concertation les unes avec les autres : les voies de communication sont attaquées par les Stuka, les cartes et les radios manquent, les régiments et les bataillons sont débordés par les éléments motorisés ennemis, attaqués par l&#8217;infanterie qui suit. Dans ce chaos, s&#8217;illustrent les trois brigades de spahis algériens et marocains dès le début de l&#8217;offensive : la 3e Brigade perd 600 hommes en quelques heures, à La Horgne, dans les Ardennes face aux chars de la 1ère Panzerdivision. À Gembloux, les éléments de la 1ère Division Marocaine (1ère DIM) contribuent à arrêter les chars allemands, sur la Dyle, la 2e Division d&#8217;Infanterie Nord Africaine (2e DINA) avec ses zouaves et ses tirailleurs algériens stoppe l&#8217;avance allemande sur la gauche de la 1ère DIM.</p>
<blockquote><p>Fait prisonnier, capitaine Charles N&#8217;tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, revendique d&#8217;être traité comme l&#8217;officier qu&#8217;il est : un soldat de la Wehrmacht l&#8217;abat.</p></blockquote>
<p>Tant bien que mal, les autorités militaires françaises tentent de reconstituer une ligne de front sur la Somme après la percée allemande de Sedan. Une fois encore, l&#8217;Armée d&#8217;Afrique est de la partie, avec les troupes coloniales : malgré la pression allemande, les 4e, 5e et 7e Division Coloniales (4e, 5e et 7e DIC) se déploient alors que l&#8217;aviation française fait de son mieux pour appuyer les unités au sol, en donnant la chasse aux appareils de Luftwaffe, en bombardant les concentrations adverses. Le 24 mai, la 7e DIC se lance à l&#8217;assaut en direction d&#8217;Amiens. Si la ville n&#8217;est pas reprise, les tirailleurs contraignent les Allemands à reculer. Et s&#8217;ils subissent de lourdes pertes, les Allemands ne sont pas épargnés. Le 22e Régiment d&#8217;Infanterie Coloniale (22e RIC) est attaché à la 4e Division Cuirassée de Réserve (4e DCR), division blindée que commande de Gaulle, nommé général depuis peu, et participe au début de victoire lors de la bataille d&#8217;Abbeville&#8230;</p>
<p>Cette bravoure, les Coloniaux la paie cher : préfigurant ce que seront les assassinats de prisonniers soviétiques sur le front est, les Allemands n&#8217;hésitent pas, à de nombreuses reprises, à exécuter les « tirailleurs sénégalais » qui se sont rendus, ainsi que les officiers français qui s&#8217;interposent. Le capitaine Charles N&#8217;tchoré, originaire du Gabon, vétéran de 1914-1918, se bat au sein du 53e RICMS sur la Somme. Fait prisonnier, il revendique d&#8217;être traité comme l&#8217;officier qu&#8217;il est : un soldat de la Wehrmacht l&#8217;abat. Le même jour, son fils, qui appartient au 22e RIC est lui aussi tué sur la Somme. Dans les environs de Lyon, environ 150 tirailleurs sénégalais sont exécutés.</p>
<p>Les auteurs de ces crimes sont à la fois formatés par une propagande née de la présence de Sénégalais parmi les troupes d&#8217;occupation de la Rhénanie, ainsi que par l&#8217;idéologie raciste nazie. En outre, les Allemands sont furieux que des « nègres » parviennent à les arrêter, mais aussi, à leur infliger des pertes sensibles. Selon les sources et les historiens de 1 500 à 5 000 tirailleurs sénégalais ont ainsi été assassinés (3 000 étant le cas de figure le plus probable, nombre avancé par l&#8217;historien américain Scheck)&#8230; Quant aux pertes totales, sur environ 100 000 militaires tués lors de la campagne de France, 5 400 Marocains et Tunisiens, 2 600 Algériens ont perdu la vie, ainsi que 2 700 Pieds-noirs et au moins 17 500 « coloniaux »&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les lauréats 2013 du Polar Music Prize sont : YOUSSOU N’DOUR et KAIJA SAARIAHO</title>
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		<pubDate>Wed, 08 May 2013 01:40:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[<p>ANNONCE Les lauréats 2013 du Polar Music Prize sont : YOUSSOU N’DOUR et KAIJA SAARIAHO... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/les-laureats-2013-du-polar-music-prize-sont-youssou-ndour-et-kaija-saariaho/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/les-laureats-2013-du-polar-music-prize-sont-youssou-ndour-et-kaija-saariaho/">Les lauréats 2013 du Polar Music Prize sont : YOUSSOU N’DOUR et KAIJA SAARIAHO</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-2109"></span><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/téléchargement1.jpg"><img class="size-full wp-image-2110 alignright" title="téléchargement" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/téléchargement1.jpg" alt="" width="273" height="185" /></a>ANNONCE Les lauréats 2013 du Polar Music Prize sont : YOUSSOU N’DOUR et KAIJA SAARIAHO Motivation du jury pour l&#8217;attribution du prix à Youssou N’Dour: Le Polar Music Prize 2013 est décerné au Sénégalais Youssou N’Dour. Le griot d&#8217;Afrique occidentale n&#8217;est pas qu&#8217;un simple chanteur ; il est aussi conteur, poète, chanteur de louanges, artiste de divertissement et dépositaire de la tradition orale. Youssou N’Dour perpétue l&#8217;héritage griot et démontre qu&#8217;on peut s&#8217;en servir pour raconter non seulement l&#8217;Afrique mais le monde tout entier. Que ce soit avec son très swinguant groupe Super Étoile de Dakar ou ses albums solo musicalement avantgardistes et politiquement engagés, Youssou N’Dour a œuvré afin de réduire les oppositions entre sa propre religion islamique et les autres. Sa voix contient l&#8217;histoire, la passion, les espoirs et l&#8217;énergie de tout un continent. Motivation du jury pour l&#8217;attribution du prix à Kaija Saariaho : Le Polar Music Prize 2013 est décerné à la Finlandaise Kaija Saariaho. Fille d&#8217;un ouvrier métallurgiste, formée à l&#8217;IRCAM (Institut de recherche et coordination acoustique/musique), à Paris, Kaija Saariaho occupe une place singulière parmi les compositeurs et remet en question la notion même de musique. Enfant, ce n&#8217;est pas de la radio mais de son oreiller que venait la musique qui l&#8217;inspirait. C&#8217;est là que se trouvait la musique dont elle rêvait. Kaija Saariaho combine les instruments acoustiques avec l&#8217;électronique et l&#8217;informatique. Elle a écrit de la musique de chambre, des œuvres pour orchestre et des opéras. Maître des temps modernes, Kaija Saariaho élargit les conduits auditifs et affole les étriers. C&#8217;est à Stockholms Konserthus que sa Majesté le roi remettra le prix de 1 million de couronnes suédoises aux lauréats le mardi 27 août. Suivra un banquet au Jardin d&#8217;hiver du Grand Hôtel. La remise du Polar Music Prize sera retransmise en direct par la chaîne de télévision TV4. Un résumé de la cérémonie et du banquet sera diffusé plus tard dans la soirée.Box 55777, SE-114 83 Stockholm, Suède. Téléphone : +46 8 629 53 00. Fax : +46 8 662 50 00. info@polarmusicprize.org | www.polarmusicprize.org Le Polar Music Prize fut institué en 1989 par Stig Anderson, figure marquante de la musique populaire suédoise. Éditeur, auteur de textes et manager d&#8217;ABBA, il joua un rôle déterminant dans le succès phénoménal du groupe. C&#8217;est sa célèbre maison de disques Polar Music qui a donné son nom au prix. Le Polar Music Prize est un prix international qui est décerné à des personnes, à des groupes ou à des institutions en reconnaissance de contributions remarquables dans la création et l&#8217;innovation musicales. Le Polar Music Prize récompense deux lauréats pour mieux célébrer la musique sous toutes ses formes et souligner l&#8217;intention première du prix : faire tomber les barrières musicales en réunissant des personnes d&#8217;horizons musicaux divers. Le Comité du Polar Music Prize se compose de représentants de la famille Anderson, de l&#8217;Association suédoise des compositeurs de musique populaire (SKAP) et de la Société suédoise des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (STIM). La charge d&#8217;examiner les candidats et de désigner les lauréats revient au Jury de sélection du Polar Music Prize. Il se compose d&#8217;artistes et de musiciens mondialement reconnus ainsi que de personnalités importantes du milieu musical suédois. Annonce avec photos de presse, motivation du jury et communiqué de presse disponible sur www.polarmusicprize.org. Pour toutes questions, s&#8217;adresser à Tanja Määttä, chargée de pression, tél. +46 72 360 97 17. press@polarmusicprize.orgBox 55777, SE-114 83 Stockholm, Suède. Téléphone : +46 8 629 53 00. Fax : +46 8 662 50 00. info@polarmusicprize.org | www.polarmusicprize.org LAURÉATS PRÉCÉDENTS 2012 Paul Simon et Yo-Yo Ma 2011 Kronos Quartet et Patti Smith 2010 Ennio Morricone et Björk 2009 José Antonio Abreu &amp; El Sistema et Peter Gabriel 2008 Renée Fleming et Pink Floyd 2007 Steve Reich et Sonny Rollins 2006 Valery Gergiev et Led Zeppelin 2005 Gilberto Gil et Dietrich Fischer-Dieskau 2004 B.B. King et György Ligeti 2003 Keith Jarrett 2002 Sofia Gubaidulina et Miriam Makeba 2001 Burt Bacharach, Robert Moog et Karlheinz Stockhausen 2000 Bob Dylan et Isaac Stern 1999 Stevie Wonder et Iannis Xenakis 1998 Ray Charles et Ravi Shankar 1997 Eric Ericson et Bruce Springsteen 1996 Pierre Boulez et Joni Mitchell 1995 Sir Elton John et Mstislav Rostropovich 1994 Nikolaus Harnoncourt et Quincy Jones 1993 Dizzy Gillespie et Witold Lutoslawski 1992 Sir Paul McCartney et les États baltes</p>
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		<title>Le directeur des Manufactures de Thiès présente un nouveau produit et un projet d’exposition</title>
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		<pubDate>Fri, 03 May 2013 17:27:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès, Sidy Seck, a présenté... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/le-directeur-des-manufactures-de-thies-presente-un-nouveau-produit-et-un-projet-dexposition/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/le-directeur-des-manufactures-de-thies-presente-un-nouveau-produit-et-un-projet-dexposition/">Le directeur des Manufactures de Thiès présente un nouveau produit et un projet d’exposition</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-1672"></span></p>
<h3>Le directeur général des Manufactures sénégalaises des arts décoratifs de Thiès, Sidy Seck, a présenté mercredi un tapis de prière, nouveau produit conçu et développé par des travailleurs de la maison, et un projet d’exposition en vue du sommet de l&#8217;Organisation internationale de la Francophonie (OIF) prévu l’année prochaine à Dakar.</h3>
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<div>‘<a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/art-de-thies.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1673" title="art de thies" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/05/art-de-thies.jpg" alt="" width="600" height="450" /></a>’C’est un produit de luxe qui est propre aux MSAD. Tout a été conçu ici. Ceux qui ont fait le dessin et ceux qui ont fait le tissage sont de la maison’’, a dit M. Seck en parlant du tapis de prière fait de coton et de la laine, relevant que ce résultat a été obtenu grâce à une meilleure lecture des textes de l’institution.</p>
<p>Le produit a été présenté lors de la cérémonie de remise des prix aux lauréats du concours de cartons sur la Francophonie, organisée à l’occasion de la célébration de la Fête internationale du travail.</p>
<p>‘’Pendant plusieurs années, les Manufactures sénégalaises des arts décoratifs ne produisaient que des tapisseries. On produisait et on stockait sur place. Mais dans la mise en pratique des textes de la maison, on a invité le personnel à aller dans le sens de la diversification, à aller vers le marché’’, a dit le directeur général des MSAD.</p>
<p>‘’Le besoin est incommensurable, mais il faut faire le travail de marketing, de promotion et de communication’’, a-t-il ajouté, précisant, au sujet d’une prochaine vente des tapis, qu’ils devraient coûter 35.000 francs CFA l’unité.</p>
<p>S’agissant de l’exposition que les manufactures projettent d’organiser lors du sommet de la Francophonie prévu en 2014 au Sénégal, Sidy Seck a dit qu’elle devrait prolonger le concours que les MSAD viennent d’organiser en partenariat avec l’OIF et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).</p>
<p>‘’On a eu un coup de chance que le Sénégal soit retenu pour organiser le Sommet de la francophonie en 2014. Le concours que nous venons d’organiser est antérieur à la désignation du Sénégal. Mais quand on a appris que le Sénégal devait abriter la rencontre, on s’est dit qu’on ne pouvait pas s’arrêter à un concours’’, a-t-il expliqué.</p>
<p>Il a ajouté : ‘’On reste donc dans la foulée pour créer un événement autour des deux œuvres primées en tissant 33 autres petites pièces. Le travail est très lent et demande beaucoup de temps. Il faut manger cela, le ministre nous a promis de peser de tout son poids pour que cette exposition puisse voir le jour et être visible pendant le sommet.’’</p>
<p>Dans cette perspective de rendre visible l’événement, M. Seck a dit qu’il compte aller proposer un protocole de partenariat aux autorités locales de Diamniadio (40Km de Dakar), pour montrer l’exposition et permettre aux produits des Manufactures d’être vus.</p>
<p>‘’Nous anticipons en posant des actes’’, a assuré Sidy Seck qui a aussi évoqué le projet qui réunit des forgerons, céramistes, peintres cartonniers, liciers, entre autres pour ‘’les faire converger et déboucher sur de nouveaux produits mixes’’.</p>
<p>Au cours de la cérémonie qui s’est déroulée en présence du directeur de cabinet du ministre de la Culture, Mohamed Diop, les différents intervenants ont rendu hommage à Mbaye Gana Kébé, président du Conseil d’administration des Manufactures, décédé le 11 avril dernier.</p>
<p>Les deux lauréats du concours de cartons sur la francophonie, Mohamed Ndir (premier prix) et Séni Gadiaga (deuxième), ont reçu leurs récompenses, respectivement 1,5 million et 1 million de francs CFA.</p>
<p><strong>ADC/AD<br />
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<div><a href="http://www.leral.net/author/Doudou-BOYE/" rel="author">Pape Doudou Boye</a></div>
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		<title>Il y a cinq ans, disparaissait Aimé Césaire, poète de l&#8217;engagement et de l&#8217;humanisme</title>
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		<pubDate>Wed, 24 Apr 2013 17:11:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Il y a cinq ans, le 17 avril 2008, disparaissait à l’âge de 94 ans... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/il-y-a-cinq-ans-disparaissait-aime-cesaire-poete-de-lengagement-et-de-lhumanisme/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/il-y-a-cinq-ans-disparaissait-aime-cesaire-poete-de-lengagement-et-de-lhumanisme/">Il y a cinq ans, disparaissait Aimé Césaire, poète de l&#8217;engagement et de l&#8217;humanisme</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-1134"></span></p>
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<h3><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/5426448-8094681.jpg"><img class="size-full wp-image-1135 alignright" title="5426448-8094681" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/5426448-8094681.jpg" alt="" width="275" height="351" /></a>Il y a cinq ans, le 17 avril 2008, disparaissait à l’âge de 94 ans Aimé Césaire, reconnu pour la richesse et la puissance de son œuvre, constituée essentiellement de recueils de poésie, d&#8217;essais et de pièces de théâtre, tous marqués du sceau de l&#8217;humanisme, de l&#8217;engagement et de la défense de la dignité humaine.</h3>
<div> Né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique), Aimé Fernand David Césaire fréquente, de 1919 à 1924, l&#8217;école primaire de Basse-Pointe, où son père est contrôleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lycée Victor Schœlcher à Fort-de-France.</p>
<p>En septembre 1931 il arrive à Paris pour rentrer en classe d&#8217;hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand. Dès le premier jour, il rencontre Léopold Sédar Senghor, avec qui il noue une amitié qui durera jusqu&#8217;à la mort de ce dernier, en décembre 2001.</p>
<p>Au contact des jeunes Africains étudiant à Paris, Aimé Césaire découvre l&#8217;Afrique et la part de son identité refoulée, celle qui est victime de l&#8217;aliénation culturelle caractérisant sa Martinique natale aussi.</p>
<p>En septembre 1934, Césaire fonde le journal &#8220;L&#8217;Etudiant noir&#8221;, avec le Guyanais Léon Gontran Damas, le Guadeloupéen Guy Tirolien, les Sénégalais Léopold Sédar Senghor et Birago Diop, entre autres. C&#8217;est dans les colonnes de cette revue qu&#8217;apparaît pour la première fois le terme de &#8220;Négritude&#8221;.</p>
<p>Lancé et forgé par Aimé Césaire &#8212; même s&#8217;il préférait parler de &#8220;création collective&#8221; &#8212; pour dénoncer l&#8217;oppression culturelle du système colonial français, le concept, plus culturel que politique, rejette le projet français d&#8217;assimilation culturelle et vise à promouvoir l&#8217;Afrique et sa culture, dévalorisées par le racisme issu de l&#8217;idéologie colonialiste.</p>
<p>Construit contre l&#8217;idéologie coloniale française de l&#8217;époque, le projet de la Négritude promeut un humanisme actif et concret, à destination de tous les opprimés de la planète. &#8220;Je suis de la race de ceux qu&#8217;on opprime&#8221;, dit Césaire. La Négritude c&#8217;est &#8220;la recherche de l&#8217;identité. Il s&#8217;agit de nous comprendre nous-mêmes&#8221;, ajoute-t-il pour définir le concept.</p>
<p>Après son entrée, en 1935, à l&#8217;École normale supérieure, Césaire profite de ses premières vacances pour commencer à écrire &#8220;Cahier d&#8217;un retour au pays natal&#8221; qu&#8217;il termine en 1939. &#8220;C&#8217;est le plus beau poème de l&#8217;école de la Négritude&#8221; avec les &#8220;images analogiques, la mélodie et le rythme&#8221;, a commenté un jour le président Léopold Sédar Senghor.</p>
<p>Son mémoire de fin d&#8217;études, en 1938 à l&#8217;Ecole normale supérieure, porte sur &#8220;Le Thème du Sud dans la littérature négro-américaine des USA&#8221;. Aimé Césaire rentre en Martinique en 1939, pour enseigner avec son épouse Suzanne Roussi, au lycée Victor Schœlcher de Fort-de-France.</p>
<p>En 1941, il fonde, avec d&#8217;autres intellectuels martiniquais, la revue Tropiques, en réaction à la situation de l&#8217;île en proie à une aliénation culturelle prononcée entretenue par des élites ayant ses références en France.</p>
<p>La Seconde Guerre mondiale est aussi marquée par le passage en Martinique du poète surréaliste André Breton qui y découvre, à travers le &#8220;Cahier d&#8217;un retour natal&#8221;, la poésie de Césaire. Les deux hommes se rencontrent en 1941. Breton rédige la préface du recueil &#8220;Les Armes miraculeuses&#8221;, qui marque le ralliement de Césaire au surréalisme.</p>
<p>La pensée et la poésie du &#8220;nègre fondamental&#8221;, comme il est surnommé, influencent des auteurs comme Frantz Fanon, Edouard Glissant – qui ont été ses élèves au lycée Victor Schœlcher, le Guadeloupéen Daniel Maximin, des intellectuels africains et africains-américains en lutte contre la colonisation et l&#8217;acculturation. Au Sénégal, l&#8217;écrivain Boubacar Boris Diop le cite souvent dans ses écrits et interventions.</p>
<p>A partir de 1945, date de son élection à la mairie de Fort de France puis à la députation, Aimé Césaire mène une double carrière d&#8217;homme politique et d&#8217;écrivain. Promoteur de l&#8217;autonomie – et non de l&#8217;indépendance – de la Martinique, Aimé Césaire a été de tous les combats contre le colonialisme et le racisme. Maire de Fort-de-France de 1945 &#8211; alors qu&#8217;il n&#8217;avait que 32 ans- à 2001, il est député de 1946 à 1993, président du Conseil régional de Martinique.</p>
<p>A la tête de la municipalité, Aimé Césaire crée le Service municipal d&#8217;action culturelle qui lance des ateliers d&#8217;arts populaires (danse, artisanat, musique) et le Festival de Fort-de-France, des manifestations qui mettent en avant des parts jusqu&#8217;alors méprisées de la culture martiniquaise.</p>
<p>Toujours actif pour la défense et l&#8217;illustration de la culture, Césaire fonde en 1947, avec le Sénégalais Alioune Diop (1910-1980) la revue Présence africaine.</p>
<p>C&#8217;est avec le soutien du Parti communiste français qu&#8217;il entre en politique. Opposé à ce parti sur la question de la Hongrie, il le quitte en 1956 pour fonder, un an plus tard, le Parti progressiste martiniquais (PPM) qui revendique l&#8217;existence d&#8217;une communauté historique martiniquaise et veut jouer le jeu de la décentralisation. Il en quitte la présidence en 2005.</p>
<p>En 1957, Aimé Césaire était le rapporteur de la célèbre loi qui transforme en &#8220;départements&#8221; les vieilles colonies sucrières et bananières (Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion). C&#8217;est à cette époque qu&#8217;il invente le néologisme &#8220;départementalisation&#8221;.</p>
<p>Fidèle à sa doctrine, Aimé Césaire avait prévenu, en décembre 2005, qu&#8217;il ne recevrait pas Nicolas Sarkozy. Celui-ci devait se rendre aux Antilles comme ministre de l&#8217;Intérieur.</p>
<p>&#8220;Je n&#8217;accepte pas de recevoir le ministre de l&#8217;Intérieur, Nicolas Sarkozy, pour deux raisons. Première raison : des raisons personnelles. Deuxième raison : parce que, auteur du &#8216;Discours sur le colonialisme&#8217;, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Je ne saurais paraître me rallier à l&#8217;esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005&#8243;, avait écrit Aimé Césaire.</p>
<p>L&#8217;auteur de &#8220;La tragédie du roi Christophe&#8221; dénonce un &#8220;piège&#8221; dans lequel &#8220;il ne tombera pas&#8221;. L&#8217;article 4 de la loi du 23 février 2005 reconnaissait &#8220;le rôle positif de la présence française outre-mer&#8221;.</p>
<p>Césaire avait finalement reçu Sarkozy en mars 2006, lui offrant son célèbre livre, &#8220;Discours sur le colonialisme&#8221;. Mais durant la campagne de l&#8217;élection présidentielle française de 2007, il soutient activement Ségolène Royal, en l&#8217;accompagnant notamment lors d&#8217;un meeting.</p>
<p>Jusqu&#8217;à sa mort, le 17 avril 2008, Césaire est resté un personnage incontournable de l&#8217;histoire martiniquaise. Ses qualités d&#8217;humaniste font de lui un homme aimé et respecté par le peuple martiniquais, toutes sensibilités politiques confondues.</p>
<p><strong>APS</strong></div>
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		<title>Video. A 17 ans, il parle 20 langues</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Apr 2013 06:05:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
				<category><![CDATA[CULTURE]]></category>
		<category><![CDATA[Americain]]></category>
		<category><![CDATA[Intelligence]]></category>
		<category><![CDATA[Langue]]></category>
		<category><![CDATA[Tim Doner]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>&#160; Tim Doner n&#8217;a que 17 ans et pourtant, il parle déjà 20 langues couramment.... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/video-a-17-ans-il-parle-20-langues/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/video-a-17-ans-il-parle-20-langues/">Video. A 17 ans, il parle 20 langues</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<div align="justify">
<p><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/9bfa6d742a8ab9ce2bb300b6954d9094.png"><img class="size-full wp-image-288 alignright" title="9bfa6d742a8ab9ce2bb300b6954d9094" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/9bfa6d742a8ab9ce2bb300b6954d9094.png" alt="" width="300" height="195" /></a>Tim Doner n&#8217;a que 17 ans et pourtant, il parle déjà 20 langues couramment. Le don du jeune garçon est tel que les scientifiques se penchent sur son cas. Impressionnant.<br />
Timothy a commencé l&#8217;apprentissage des langues très jeune. A 8 ans, il décide de se lancer dans l&#8217;hébreu. Il y prend rapidement goût, décide de se mettre à la lecture de l&#8217;arabe puis commence à le parler.<br />
Autodidacte, le jeune New-Yorkais apprend ces langues tout seul, comme un grand. Il a étudié le latin, le mandarin et le franças à l&#8217;école mais ne comptait pas s&#8217;arrêter en si bon chemin. A sa liste, il a ajouté l&#8217;allemand, l&#8217;haoussa, l&#8217;hébreu, l&#8217;hindi, l&#8217;indonésien, l&#8217;italien, le néerlandais, l&#8217;ojibwa, le pachtou, le persan, le russe, le swahili, le turc, le wolof, le xhosa, le yiddish&#8230; Il parvient ainsi à s&#8217;adresser à une bonne partie de la planète.<br />
Ses vidéos, qui cartonnent sur YouTube, lui ont aussi permis de se faire des contacts dans le monde entier (environ 150), ce qui lui permet d&#8217;entretenir les langues qu&#8217;il maîtrise en dialoguant avec eux.<br />
Il ne parle pas espagnol</p>
<p>Malgré son don, il éprouve plus de difficultés à s&#8217;exprimer en espagnol, qui est pourtant l&#8217;une des langues les plus parlées dans le monde. Ci-dessous, son portrait réalisé par France 2.</p>
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		<title>« Je suis tétraplégique depuis l’âge de 10 ans, aujourd’hui, je peins des tableaux avec ma bouche»</title>
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		<pubDate>Thu, 11 Apr 2013 06:02:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>WEBMASTER? GENERAL</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<p>Yoni Djongue a 18 ans. Elle est tétraplégique, mais sourit à la vie et la... <a class="meta-more" href="http://assirou.net/je-suis-tetraplegique-depuis-lage-de-10-ans-aujourdhui-je-peins-des-tableaux-avec-ma-bouche/">more <span class="meta-nav">&#187;</span></a></p><p>The post <a href="http://assirou.net/je-suis-tetraplegique-depuis-lage-de-10-ans-aujourdhui-je-peins-des-tableaux-avec-ma-bouche/">« Je suis tétraplégique depuis l’âge de 10 ans, aujourd’hui, je peins des tableaux avec ma bouche»</a> appeared first on <a href="http://assirou.net">ASSIROU.NET</a>.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span id="more-234"></span></p>
<h3>Yoni Djongue a 18 ans. Elle est tétraplégique, mais sourit à la vie et la croque à pleines dents. Parée comme une princesse, la jeune fille qui souffre de paralysie est entourée de toute l’affection de ses proches. Hier lundi, au domicile de ses parents, sis à Nord Foire Extension (Dakar) où elle reçoit, la jeune fille devenue artiste-peintre, recroquevillée sur elle-même, sur le sofa de leur salon, raconte son histoire avec les pinceaux. Sa vie de tétraplégique.</h3>
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<div><a href="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/grande-561949-7044182.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-237" title="grande-561949-704418" src="http://assirou.net/wp-content/uploads/2013/04/grande-561949-7044182.jpg" alt="" width="359" height="289" /></a>«Je suis née le 5 avril 1995 à Ziguinchor. J’ai passé mon enfance entre cette région et Dakar où ma famille a décidé de s’établir, dans un premier temps, aux Parcelles Assainies. J’ai eu une enfance normale entre les amis et l’école. A l’âge de 10 ans, alors que j’étais en classe de Cp à l’élémentaire, je suis tombée subitement malade. Mon père qui avait l’habitude de nous ramener des fruits et autres sucreries est revenu un soir avec du lait caillé, j’en ai bu un verre et j’ai eu une crise au milieu de la nuit. Je sentais ma poitrine battre vite, je ne pouvais plus respirer, mon cœur me faisait mal, j’ai appelé mon père qui m’a de suite transportée à l’hôpital Nabil Choucair, avant d’être transférée le lendemain vers Fann pour cause de neuro-palu. J’ai perdu connaissance et je suis restée un mois et 15 jours dans le coma. A mon réveil, je ne pouvais plus marcher. Les médecins ont essayé de me tenir debout, mais je ne sentais plus ni mes jambes, ni mes mains, ni le reste de mon corps d’ailleurs. Je ne pouvais même plus parler. J’ai dû faire d’intenses séances de kinésithérapie pour recouvrer la parole. Je n’ai pas tout de suite compris ce qui m’arrivait. Je n’avais que 10 ans et je me disais alors que j’allais sans doute remarcher avec le temps.</p>
<p><strong>«Si je suis clouée sur ce fauteuil, c’est parce que Dieu l’a voulu»</strong></p>
<p>Mais au fur et à mesure que je grandissais, mon corps restait inerte et mou, j’ai compris alors qu’il y avait peu de chance pour que je retrouve ma mobilité. J’avais 15 ans et je voyais tout le monde autour de moi marcher, mes camarades de jeu se déplaçaient normalement, mes petites sœurs aussi vaquaient à leurs occupations et moi, je restais clouée sur place. Il m’arrivait de faire face à des réflexions méchantes. J’étais gênée, je voulais me cacher aux yeux du monde avant de comprendre que tout n’arrive pas par pur hasard. Si je suis clouée sur ce fauteuil, c’est parce que Dieu l’a voulu ainsi et je suis une croyante. Je crois fortement en Dieu et à son Prophète (Psl). Grâce à la religion et avec l’aide de mon guide spirituel, Cheikh Alassane Sène, président de la fondation «Sallalahou Ala Muhamad», j’ai surmonté ces mauvais souvenirs pour ne plus voir que la volonté du Seigneur. N’empêche, parfois, je me surprends à regretter de ne pouvoir marcher (sa voix se brise, mais elle continue résolue), marcher m’aurait rendu heureuse… mais, il est vain et inutile de revenir sur le passé. Depuis que je suis tétraplégique, ma mère a mis de côté une partie de sa vie, elle n’est plus vraiment heureuse, elle ne s’habille plus comme avant et ne cherche la compagnie de personne. Je suis sa seule amie et elle reste à la maison pour me tenir compagnie. Je n’ai pas d’amie, seule ma famille est mon amie. Je suis l’aînée d’une fratrie de 6, mes frères et sœurs me soulagent dans mon handicap, ils ne lésinent pas à m’aider et anticipent mes moindres désirs. Les garçons me servent de bras lorsque je peins, ils me passent les pinceaux, trempent les couleurs, installent le matériel.</p>
<p><strong>«Comment je suis devenue peintre…»</strong></p>
<p>Le désir de peindre m’est venu très naturellement. Je voyais mon père dans ses œuvres de peinture et sculpture. Un jour, je lui ai demandé d’essayer, il m’a regardée, il semblait surpris et m’a demandé si je voulais vraiment peindre. J’ai insisté et il m’a installé une petite toile avant de me mettre le pinceau dans la bouche. Cette première expérience a été un échec total, je ne me suis pas découragée pour autant et à force d’essayer, j’ai fini par réussir. Il faut aussi dire que mon père m’aide beaucoup. La peinture est une activité qui me permet d’oublier ma tétraplégie, elle me repose et remplie mes moments de solitude. Il n’est pas naturel pour un être humain de rester sans rien faire, d’autant plus s’il s’agit d’un enfant qui doit aller à l’école. Avec la peinture, c’est la seule fois où je peux dire que j’accomplis quelque chose de moi-même. Mon père m’a introduite dans le milieu des expositions, il m’emmenait souvent à ses vernissages et exposait toujours un de mes tableaux. Je n’ai eu aucun mal à m’intégrer parce que je n’ai pas peur du regard des autres, je m’accepte comme je suis et si quelqu’un n’est pas d’accord, ça ne regarde que lui. Dans mes rêves d’enfant, je m’imaginais être une grande célébrité qui réussirait dans un domaine intellectuel, parce que j’adore les études.</p>
<p><strong>«Les autorités restent sourdes à mes demandes»</strong></p>
<p>Aujourd’hui, je poursuis toujours mes humanités même si cela est très difficile. Je n’arrive jamais à m’inscrire à temps, parce que les procédures pour bénéficier du social pour les personnes dans mon cas sont très ardues. J’ai multiplié les demandes de bourse pour bénéficier de l’appui financier de certaines organisations comme la Fondation «Servir le Sénégal», mais jusqu’à présent, mes sollicitations sont restées lettre morte. Pour mon exposition («Le pinceau de la Paix» du 5 au 20 avril au centre l’Athénée, sur la route du King Fahd Palace, Ex-Méridien), j’ai adressé une demande de soutien au ministère de la Culture, mais je n’ai pas encore eu d’avis favorable. Ce n’est que par la suite que j’ai pu bénéficier de l’appui de l’Action sociale pour pouvoir financer mes études. J’ai décroché mon Entrée en 6e l’année dernière, au Centre Talibou Dabo, mais je souhaite poursuivre le plus longtemps possible mes humanités. Je n’aurais jamais imaginé qu’étudier puisse être aussi difficile pour une personne à mobilité réduite comme moi. J’arrivais à m’en sortir grâce à mon ordinateur portable que m’avait offert ma marraine, Maryse Garçon Fall, mais, il est hors d’usage depuis bientôt 3 mois. Au début, je ne parvenais pas à m’en servir, j’ai usé de moult subterfuges pour y parvenir et finalement, j’ai réussi en utilisant avec ma bouche une règle que je mettais pour taper du texte sur le clavier. C’était très difficile et je m’en tirais avec des torticolis. Et, à force de vouloir y parvenir, j’ai fini par retrouver un peu de mobilité avec les phalanges de ma main gauche. Aujourd’hui, je suis orpheline de mon ordinateur.</p>
<p>J’aspire à devenir un modèle pour les personnes à mobilité réduite comme moi. Pour moi, une personne en situation de handicapé doit s’assumer et ne pas avoir honte de son handicap.»</p>
<p><strong>L&#8217;Observateur</strong></div>
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