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Le Maroc ne pourrait constituer un danger économique pour les pays de la CEDEAO.

C’est l’assurance de l’ambassadeur du Royaume chérifien au Sénégal qui se prononçait, hier, en marge du lancement de la caravane pour l’incitation à l’investissement en Afrique par le club des investisseurs marocains.

Le débat sur l’intégration du Maroc à la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest est loin de connaître son épilogue. Après les détracteurs de cette initiative, l’ambassadeur du Maroc au Sénégal, Taleh Barrada, s’est prononcé sur la question. C’était en marge du forum économique entre le Maroc et le Sénégal. Il a voulu donner des assurances sur le fait que le Maroc ne représente aucun danger économique pour les pays de la zone. En effet, à en croire le diplomate marocain, son pays n’est pas un commerçant comme le pensent certains économistes du continent qui ont émis des réserves sur l’adhésion du royaume chérifien dans la zone économique ouest africaine. D’ailleurs, Taleh Barrada a précisé que la demande d’adhésion de son pays à la Cedeao a été faite pour l’instant sur le plan politique et non économique. «Le Maroc n’est pas un commerçant», a-t-il insisté. Tout en indiquant que les échanges commerciaux entre son pays et ceux de la zone Cedeao représentent moins de 6 %. «Ce qu’il y a, c’est que le Maroc est un investisseur potentiel dans la région. Si nous avons demandé à être membre de la Cedeao, c’est pour poursuivre l’élan d’investissement que le Maroc a commencé depuis l’avènement de Mohamed VI en 1999», a-t-il expliqué. En outre, il rappelle que, depuis l’accession de Mohamed VI au trône, le royaume a développé une politique africaine et une politique de diplomatie économique pour assurer les investissements réalisés dans certains pays de la sous-région comme le Sénégal.

Selon de nombreux économistes de la zone, l’intégration du Maroc dans l’organisation économique sous-régionale constituerait une menace pour l’effort d’intégration. Mais également, un danger économique non seulement à propos de la monnaie unique mais aussi pour la libre circulation des personnes et des biens. «Le Maroc assure la création d’emplois et le développement économique en investissant. En investissant également, nous contribuons à la réalisation du Plan Sénégal émergent. Il y a les sociétés d’assurances, les banques, les entreprises, le transport aérien. Qui dit transport aérien, banques et assurances dit aussi accompagnement des investisseurs potentiels qui veulent investir au Sénégal. Le Sénégal n’a pas à s’inquiéter de l’intégration du Maroc à la Cedeao», rassure le diplomate du Royaume chérifien. Qui renseigne, par ailleurs, que le Sénégal reste le premier partenaire du Maroc en Afrique subsaharienne et la première destination des investissements du royaume dans la zone ouest africaine.

Concernant la caravane lancée pour les acteurs économiques du Maroc pour inciter à l’investissement en Afrique, le diplomate indique qu’il s’agit des Marocains qui sont à la recherche d’opportunité d’investissement eu égard aux relations de partenariat économique et commercial qu’entretiennent les deux pays. «L’objectif du Maroc est de maintenir et de développer l’élan d’investissement dans le continent africain et particulièrement dans les pays amis africains. C’est pour cette raison que cette caravane qui incite à l’investissement a choisi le Sénégal comme première destination pour venir rechercher les opportunités d’investissement», a-t-il relevé.

Adama COULIBALY

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