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James Comey, le patron du FBI, à Washington, le 10 janvier 2017.REUTERS/Joshua Roberts/File Photo

Le directeur du FBI James Comey et son homologue de l’Agence nationale de sécurité (NSA) Mike Rogers sont entendus ce lundi 20 mars par la commission du renseignement de la Chambre des représentants. Une audition publique et sous haute tension qui porte sur des questions qui empoisonnent depuis des semaines la vie politique américaine : les relations entre la Russie et l’équipe de Donald Trump, ainsi que les accusations d’écoutes du président par son prédécesseur Barack Obama. Le directeur du FBI évolue sur un terrain miné.

Les démocrates, qui rendent le directeur du FBI en partie responsable de la défaite d’Hillary Clinton, attendent de lui des réponses claires. Et l’intéressé en a donné au moins une puisqu’il a confirmé l’existence d’une enquête sur les tentatives d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, et notamment sur une possible « coordination» entre des membres de l’équipe Trump et le gouvernement russe.

« J’ai reçu l’autorisation du ministère de la Justice de confirmer que le FBI, dans le cadre de notre mission de contre-espionnage, enquête sur les tentatives du gouvernement russe de s’ingérer dans l’élection présidentielle de 2016 », a déclaré James Comey lors d’une audition à la Chambre des représentants.

« Cela inclut, a poursuivi le chef du FBI, des investigations sur la nature de tout lien entre des individus liés à l’équipe de campagne Trump et le gouvernement russe, et pour déterminer s’il y a eu coordination entre la campagne et les efforts russes. »

Le président a lui vigoureusement rejeté ce lundi les accusations de collusion de son entourage avec la Russie pour influencer l’élection présidentielle américaine. L’ancien directeur du renseignement « James Clapper et d’autres ont jugé qu’il n’y avait aucune preuve de collusion entre le président des Etats-Unis et la Russie. Cette histoire, ce sont des fausses informations, et tout le monde le sait ! », a tweeté président américain.

James Clapper and others stated that there is no evidence Potus colluded with Russia. This story is FAKE NEWS and everyone knows it!

De leur côté, certains élus républicains tentent depuis ce week-end de réorienter le débat. Pour eux, ce qui compte c’est de savoir qui, au sein des services de renseignement, a organisé les fuites à la presse. Des fuites qui ont notamment mené au limogeage du Conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn pour avoir menti sur ses contacts avec l’ambassadeur de Russie aux Etats-Unis.

Sur un point, démocrates et républicains semblent en revanche d’accord : tous souhaitent que James Comey puisse clore définitivement la polémique sur les accusations de Donald Trump concernant une présumée mise sur écoute ordonnée par Barack Obama.                                                                                                                                                                                                                                                                                             Avec Rfi.fr

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