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Le directeur de la Police de l’air et des frontières (DPAF), le commissaire Abdou Wahab Sall, procède, du 9 au 12 janvier, à l’installation des chefs des commissariats spéciaux frontaliers de Rosso, Karang, Keur Ayib, Kidira et Kounkané.

Les commissariats spéciaux de Rosso, Karang et Kidira seront désormais dirigés par des commissaires pleins, alors que Kounkané et Keur Ayib seront confiés, pour le moment, à des officiers de Police, a indiqué, mardi, à l’agence de presse sénégalaise, le patron de la direction de la Police en charge de la lutte contre la migration irrégulière et le banditisme transfrontalier.

Ces commissariats spéciaux ont été créés suivant le décret numéro 2017/463 du 21 mars 2017 afin d’étendre le système de contrôle et densifier le maillage sécuritaire aux frontières maritimes et terrestres, a rappelé Abdou Wahab Sall, informant de l’ouverture prochaine de celui de Matam.

Conscient que le contexte sécuritaire sous régional et les crises qui sévissent dans « notre environnement immédiat’’ sont favorables aux trafics de tous genres et à la criminalité transnationale, l’Etat a porté de 45 en 2014 à 70 actuellement les postes frontières de contrôle de la Police nationale, renseigne-t-il.

Le commissariat spécial est, sous l’autorité de la DPAF, chargé de « l’application de la réglementation relative à la police des frontières, de la surveillance des frontières, de l’immigration irrégulière, sur toute l’étendue de sa zone de compétence, ainsi que du renseignement transfrontalier« , lit-on dans un document transmis à l’agence de presse sénégalaise.

L’Etat a également construit des postes frontières à Dialadiang (Vélingara), à Gokhou Mbathie (Saint-Louis), ouvert 68 postes officiels et créé 7 nouveaux secteurs frontaliers, informe encore le communiqué.

L’érection de Moussala (Tambacounda) en secteur frontalier et la création des antennes aéroportuaire et portuaire de Kaolack sont initiées avec pour objectif de « fermer la porte aux terroristes », précise le texte. Il signale l’existence d’un programme de construction de 22 postes frontaliers et de renforcement des équipements, avec un projet de sécurité de dix millions d’euros à plusieurs volets, financé par le Fonds européen de développement (FED).

Ce projet prévoit un renforcement de la gestion des frontières, la modernisation de la collecte et le partage des données, ainsi que la promotion de l’interconnexion des services en charge de la surveillance du territoire.

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