Share Button

<< L’unité ne se décrète pas, elle se crée ! Une coalition sans cohésion, mène forcément vers la collision dans la confusion. >> Bocar GUEYE (Demain… une autre Afrique)

Rares sont je pense, nos concitoyens capables de donner une définition exacte d’un opposant politique. Par contre, pour les losers, caciques, vieux briscards, transhumants… Ils pourraient en faire au moins une liste interminable. Oui, le gap est énorme entre l’homme politique et le politicien professionnel. Nous avons tellement été habitués aux tours de passepasses, contorsions et autre rétractation << wax waxeet >> que certains sont immunisés, tandis que d’autres par dépit ont complètement démissionné. On nous a tellement vendu de rêves, que le fantasme de l’utopie a gagné certains esprits, au point d’en faire des adeptes du suivisme aveugle. Le bal des losers est un spectacle d’une fadeur écœurante, malgré les roulements de tambours tympanisant à souhait. Mais l’essentiel reste le Sénégal, notre patrimoine commun, notre héritage familial, une parcelle de la mère Afrique. Chaque citoyen sénégalais a les droit et devoir de cultiver son lopin de terre, il y va de notre dignité d’être humain, au-delà de notre responsabilité citoyenne. Tous ces hommes et ces femmes qui s’évertuent à poser des jalons, avec la sensibilisation et l’écoute citoyenne, sont en train de faire un travail remarquable qui mérite d’être salué. Le combat sera rude, mais nécessaire afin de pouvoir un jour se regarder dans une glace, avec au moins la fierté d’avoir eu l’audace d’essayer. Sans occulter le fait qu’aucune coalition ne pourra tenir sur pied, sans au préalable une idéologie commune.

La volonté de contribuer à une amélioration, un changement positif, doit être naturellement traduite en actes concrets. Les adeptes des discours politiciens mielleux, au point de nier une réalité aussi évidente que parlante sur l’état de notre pays mal-en-point et qui a plus que jamais besoin d’un formatage institutionnel, sont toujours là pour nous le rappeler. Cette semaine, nous avons encore eu droit au micmac politicien. Entre l’éclatement de la coalition << Manko Taxawu Sénégal >>, le retour de Wade dans l’arène politique, les procès d’intention, etc…, mais la majorité des sénégalais reste stoïque, et ne semble pas surprise par la tournure des événements. Au contraire, la masse silencieuse interpellée sur le sujet ces derniers jours, l’aborde avec philosophie et se dit prête à accomplir son devoir citoyen, en âme et conscience le moment venu. Et ce n’est certainement pas la dernière fois que nous assistons à la roulette russe, version politicienne tropicale. Il y a toujours eu des pseudos opposants pris dans leur propre piège. Donc ce sophisme qui tend vers le scénario d’une comédie burlesque, ne semble avoir aucun effet sur ceux qui pensent au pays avant les hommes. Nous partirons et le Sénégal demeurera, alors notre conscience devrait nous appeler à poser notre modeste pierre sur l’édifice, et surtout à essayer d’y marquer positivement nos empreintes. Du moment que l’avenir est commun quels que puissent être les gouvernants, leur choix est donc crucial. Alors l’intérêt supérieur de la Nation avant qui ou quoi que ce soit !

De fausses surprises d’alliances avortées pour les législatives, on est passés à une autre actualité << rocambolesque >> ; la caricature ou photomontage du président de la République. Une caricature nous aurait logiquement renvoyé, à l’épisode tragique de Charlie Hebdo si seulement c’était avéré. On se souvient tous évidemment de ce défilé à Paris, au nom de la liberté d’expression. Un événement qui avait suscité la colère de millions de musulmans sénégalais, qui reprochaient à leur Chef de l’Etat de soutenir ceux qui avaient caricaturé le prophète de l’Islam. N’ayant pas vu l’image, je ne saurais en dire plus ou évalué le degré de l’accusation en toute objectivité. Sauf que, qui de nos gardiens de la Constitution passés n’a pas été caricaturé, sous toutes les formes ? On en a vu des caricatures de l’actuel président de la République aussi. Mais la première réponse à un délit du genre, nécessite t’elle dans un premier temps la prison ? Sachant que des citoyens épinglés pour des choses beaucoup plus sérieuses, se pavanent dans la rue, en toute tranquillité. Apparemment ce serait un photomontage, où un père de famille qui se trouve être aussi notre président de la République s’est vu représenter de façon indécente. Alors, il serait judicieux d’attendre la suite des événements pour y voir plus clair. Emprisonner une journaliste et d’autres personnes pour une caricature serait effectivement trop gros, surtout en cette période de campagne électorale pour les législatives. D’ailleurs la récupération politique a déjà commencé…

Bocar GUEYE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here