Edito : Le 25 mars sans heurts, Macky revigoré bluffe les Sénégalais

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Revigoré par une semaine de farniente à Paris sur le dos du contribuable sénégalais, Macky Sall a repris ses conseils de ministres, qui se succèdent et se ressemblent. A l’occasion du premier tenu après la fin du mandat que lui avait accordé le peuple, il a tenté de tronquer les chiffres pour essayer d’aveugler les Sénégalais et rester encore au pouvoir : il a osé dire devant un conseil composé de béni-oui-oui que les 15 points introduits dans la Constitution et dans l’arsenal juridique sénégalais, qu’il avait soumis à un référendum le 20 mars 2016, sont devenus effectifs à 98%. Encore du vent, parce qu’il ne s’est empressé que d’instituer le Haut conseil des collectivités territoriales, dans l’unique but de caser dans ce « machin » coûteux et inutile sa clientèle politique. Puisque que son régime grignote si bien les libertés démocratiques qu’il a « phagocytosé » les grandes-gueules de la presse et presque tous les patrons de médias. Il a affaissé l’Etat de droit, dont il se targue, en appliquant une gouvernance pas « sobre et vertueuse », mais sale et vampirique. Il barre la route à la citoyenneté, en favorisant la lutte, la musique, la danse et les « gamous » ; en se détournant de l’éducation, de l’enseignement, de la formation et de l’emploi. Il a défoncé l’embase du panier de la ménagère en faisant flamber les prix, pour continuer d’être entre deux avions, se payer les honneurs et entretenir sa « dynastie » et leurs intéressés souteneurs. Dans ces conditions, il ne peut y avoir de « bien-être », comme il s’en gargarise. Son égo est tel qu’en lieu et place de s’atteler à la réalisation de projets et programmes de l’Etat, Macky Sall agite les « grands projets présidentiels », qui se résument à des « maisons des hôtes » dans les grandes familles religieuses du pays et des mosquées ; au détriment des usines, des Petites et moyennes entreprises, des centres d’enseignement technique et de formation professionnelle, de lycée et d’universités, de centres de santés et autres infrastructures de base. C’est donc dire que le « plan d’urgence pour l’emploi des jeunes », qu’il agite, ne peut être que du leurre ; autant que le renforcement du secteur privé, qu’il a liquidé au profit des multinationales, françaises en particulier. Car, ce n’est pas en deux ans, qui seront politiciens, qu’il va réaliser ce qu’il n’a pas pu faire en cinq ans. C’est l’évidence. Mais sachant que ses opposants sont aussi médiocres que son bilan, et en plus peureux que des lapins, Macky peut tout se permettre ; même inventer et falsifier les chiffres et les faits. Mais pourvu que le peuple n’applique sa souveraineté instantanée. .

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