Edito : Législatives : Macky obligé à la cohabitation ou le mépris des Sénégalais

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A près d’un mois des élections législatives la coalition présidentielle panique plus que tout autre candidat à ce scrutin. Parce que d’abord, il préfigurera ce que sera l’issue de la Présidentielle de 2019. C’est pourquoi une cohabitation au soir du 30 juillet sera forcément fatale au Président Sall, de plus en plus inquiet des tonnerres qui déchirent son univers beige-marron : cris de colère des députés de sa majorité sortante qui n’ont pas été reconduits et qui sont nombreux, clameur de révolte de ses alliés qui se sentent lésés après avoir été utilisés, guéguerres entre ses proches, frustration dans les rangs des jeunes de son parti suite zappés dans les listes de candidatures, jugement de la législature sortante comme étant la « plus nulle » de toutes celles qui se sont succédé à l’Hémicycle, déprime des Sénégalais devant la vie devenue plus chère, des emplois de plus en plus introuvables, des frais de scolarité et de soins de santé plus que jamais casse-têtes, népotisme, corruption, justice à deux vitesse, etc. C’est donc comme dirait que la cohabitation se précise, si l’opposition s’entend pour faire bloc au soir du 30 juillet ; pour se racheter de son émiettement à la veille du 30 mai dernier, date de clôture des candidatures à la future législature. C’est pour conjurer la très probable cohabitation que Macky Sall a commencé des séries de tournées à l’intérieur du pays, qu’il poursuivra sous le prétexte d’inaugurations. Mais Macky risque de subir le mépris des Sénégalais à travers une forte abstention, qui sera un signal fort de son rejet en 2019.

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