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Il est né après l’indépendance et a été plébiscité par 65 % des électeurs au 2ème tour de la Présidentielle de 2012. Il y a juste cinq ans. Mais en dépit de ces avantages qui devaient être des atouts autant que son fulgurant parcours dans l’ancien régime dont il fut le Premier ministre qui a le plus duré à la tête du Gouvernement, et son passage à l’Hémicycle, Macky Sall, en lieu et place de tirer les leçons des causes de la chute de son prédécesseur a choisi plutôt de reconduire et d’amplifier les tares de celui-ci. Ainsi il dilapide les rares deniers publics, en voyageant dans l’avion présidentiel pour aller prononcer rien que des discours aux quatre coins du monde ; ceci presque chaque semaine. Le népotisme, il le pratique plus que Me Wade, puisqu’ayant appelé aux affaires son frère, ses beaux-frères, ses oncles, neveux, nièces et même ses « griots ». Les dettes qu’il contracte au nom du Sénégal pour quant au fond sa jouissance et ses visées d’un second mandat sont même dénoncées par les bailleurs de fonds. Et si son prédécesseur s’était démarqué de la France coloniale pour un partenariat équitable, diversifié et gagnant-gagnant avec la Chine, le Brésil, l’Inde et l’Arabie, Macky a relivré lui le Sénégal pieds et poings liés aux multinationales françaises. Il laisse surfacturer les chantiers dont elles ont bénéficié. L’éducation est mal en point plus que jamais, le secteur de la santé en agonie, la transhumance politique plus intense sous Macky et bien d’autres maux. Il a installé l’impunité totale pour les voleurs autour de lui et érigé l’exhibitionnisme, dirigé par sa propre épouse marraine de toutes les manifestations folkloriques, comme nouvelle mode de propagande. Ce qui irrite le peuple manquant de tout et obligé de se scotcher devant le petit-écran pour quelques moments d’évasion et de rêves. Il ne distribue l’argent du peuple qu’aux foyers religieux, toujours avec les pouvoirs, oubliant qu’il était attendu pour des emplois. C’est pourquoi Macky Sall est devenu le Président le moins aimé de l’Histoire du Sénégal, en si peu de temps au pouvoir, que son obtention d’un deuxième mandat fait même douter ses proches dont d’aucuns, comme le député Seydina Fall et des leaders de mouvements de soutien, ont « gelé » leurs activités s’ils n’ont pas simplement pris le large.

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