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Edito : Présidentielle : Le doute s’installe dans le camp de Macky, les Sénégalais lui tournent le dos
Dans la livraison du quotidien le Témoin du mercredi 14 mars courant, Pape Ngoty Thiam, président du mouvement « Macky Nioudoy Horizon 2019 » est catégorique devant ses camarades de parti qui pensent que Macky Sall, candidat à sa propre succession le 24 février 2019 passera dès le 1er tour : « On le trompe en lui disant qu’il gagnera dès le premier tour. C’est une utopie. Il ne pourra pas passer au premier tour dans ce pays, surtout avec ce contexte actuel où nous sommes. Les sondages qu’on lui donne sont faux. Il n’y a rien de vrai dans ça ». Si M. Thiam n’exclut pas de transformer « Macky Nioudoy » en « Macky Doyatouniou », il n’est pas le seul militant de l’Alliance pour la république a été frustré de voir des moyens et des centaines de millions remis à des transhumants, tandis que ceux qui s’étaient sacrifiés pour porter Macky au pouvoir sont snobés et marginalisés. Ainsi Macky va vers des votes-sanctions dans son propre parti. Le même phénomène se passera dans la coalition Macky 2012, qui avait porté sa candidature, où tous presque son frustrés ; faute de n’avoir pas été récompensés. Il ya même des leaders de cette coalition qui ont suspendu leurs activités, comme Me Illame Niang de la Ligue des masses silencieuses. Même dans l’Apr, il y a des responsables, comme le député Boughazelli, qui l’ont fait. Itou dans la coalition Benno Bokk Yakaar, également très affaiblie des scissions notées dans ses principales composantes que sont le Ps, l’Afp et la Ld. Macky « ne pourra pas passer au 1er tour », parce qu’encore ce ne sont les étudiants jetés dans la rue, faute du paiement de leurs scolarités par l’Etat, et ceux qui voient de moins en moins leurs enseignants en grève qui vont voter pour lui. Quid du monde rural et des pêcheurs laissés à eux-mêmes ? Même dans son Fatick natal, les jeunes affrontent maintenant les policiers, après ceux de Tamba et Mbacké. Or que Fatick devait être la chasse gardée de Macky. A Matam, terre de ses origines, les populations ont aussi marché pour s’offusquer des promesses qu’il a faites et oubliées. Le même sentiment est partagé partout où ses « conseils des ministres décentralisés » sont restés sans suite, malgré ses engagements. Bref, en février 2019, Macky Sall fera face à un raz-de-marée qui va le noyer. Et s’il est envoyé au 2ème tour, il ne pourra que connaître le destin de Diouf et Wade, auxquels cette position avait été fatale.

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