Share Button

Ce matin, sur les ondes de la Rfm, Babacar Gaye a demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Cela, suite aux révélations de l’ex-Premier ministre Aminata Touré, établissant que la CREI a recouvré plus de 200 milliards de Cfa. Ce qui est en deçà du montant révélé, pour l’heure, au grand public.
Question à mille balles : le porte-parole du Pds s’est-il, avant de préconiser cette initiative parlementaire, concerté avec Me Madické Niang, de qui était attendu une telle promptitude après les révélations de Mimi Touré ?
Pour rappel, le président du groupe parlementaire, présenté comme son adjoint par Me Wade à Touba à la veille du Grand Magal, faisait partie des personnalités visées par les enquêtes de la CREI. Au lendemain de cette promotion, à l’avantage de Me Niang, Babacar Gaye avait fait une sortie pour éclairer que Omar Sarr restait le numéro 2 du Parti démocratique sénégalais.
Ainsi, cette sortie du porte-parole ne risque-t-elle pas de créer le malaise dans les coursives de la Permanence Omar Lamine Badji ?
Sous ce rapport, ébruitait Dakaractu pas plus tard que le 20 octobre 2017 : « En enquêtant sur la richesse de Madické Niang, dans l’affaire des biens mal acquis, les enquêteurs sont tombés sur du lourd. Suite à une requête des gendarmes enquêteurs, la Bicis a répondu avoir trouvé dans ses livres le compte bancaire K001001528000504700068 appartenant à la société MDL (Minéral Déposit Limited Sénégal) qui exploite actuellement le zircon dans la région de Thiès. Le dit compte désormais clôturé a intrigué la direction de la Bicis qui dans sa lettre réponse aux enquêteurs souligne qu’il y a eu « des mouvements d’opérations remarquables ». Opérations remarquables ? Le mot est lâché. La direction de la Bicis livre ainsi le nom de Cheikh Amar et de son entreprise TSE ainsi qu’une autre structure appartenant à un de ses frères.

Ce beau monde a bénéficié entre 2007 et 2008, de pas moins de 12 milliards de francs CFA débités des comptes de MDL en leur faveur ».
Outre Madické Niang, une enquête parlementaire concernera également de nombreux pontes de l’ancien régime, perdus de vue ou ayant rejoint les prairies marron-beige, qui sont cités dans le cadre de la « Traque des biens mal acquis ».

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here