Share Button

Le rastafari Ivoirien, Tiken Jah Fakoly, dit dans une de ses célèbres chansons: « Allez dire aux hommes politiques qu’ils sortent nos noms dans leur business, on a tout compris. Ils allument le feu, ils l’attisent après ils veulent jouer aux pompiers, on a tout compris ».

Cette vérité crue de Tiken est une réalité dans notre cher « gaal ». Au Sénégal, en effet, ils sont les devenus les champions de ce jeu. Nihilistes à souhait, tout ce que fait le camp d’en face est nul et non avenu et d’ailleurs n’agrée pas le peuple. Ah bon ? De quel peuple s’agit-il ?

Ainsi donc, ils sont devenus, ipso facto, les champions qui savent ce qui arrange le peuple et ce qui le dérange, mais pourquoi s’arrogent-t-ils donc le droit de parler au nom du peuple?

Les raisons auraient pu rester en l’état si ces gens (hommes politiques) faisaient preuve d’un peu de maturité. Tenez, le Sénégal est un des rares pays à avoir plus de 200 partis politiques et la liste est en cours. La raison ? Nul ne veut se mettre derrière un leader, tout le monde veut être au-devant de la scène, c’est-à-dire, sous le feu des projecteurs. La conséquence est toute simple: dès que quelque se sent mis en minorité, il créé sa propre chapelle politique (les Wolofs disent qu’il créé son propre « daara »). Il faut signaler, ici, que ceci n’est pas l’apanage des hommes politiques Sénégalais, c’est une réalité dans les secteurs de la société sénégalaise (syndicats, GIE, associations de tout genre, etc.).

Cette propension à vouloir se mettre au-devant de tous signifie qu’ils ne s’entendent jamais entre-eux d’où l’expression « querelles politichiennes » de l’autre rastafari Ivoirien Alpha Blondy.

Alors, comment des gens qui éprouvent d’énormes difficultés à se mettre d’accord autour de l’essentiel osent-ils prétendre parler en notre nom ? Il faut que cela cesse car une autre forme de faire la politique est en train de voir jour sous nos tropiques, c’est celle qui consiste à faire dans l’insolence, l’invective et la mauvaise foi que l’on pourrait résumer de cette façon: tout ce que disent ceux qui ne pensent pas contre moi est faux, ce sont des menteurs, le saint c’est moi.

Tout le monde en prend pour son grade que ce soient les magistrats, le président de l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre, le Président de le République… tous des menteurs et comploteurs. Ah bon ?

A la lumière de ce précède notre question reste pertinente: faut-il brûler les hommes politiques et leurs état-majors car comme le pensent les populations: « Ils sont tous pareils, ils ne pensent qu’à leurs poches. Combines et malhonnêteté sont leurs maîtres-mots ». Et toc, on a tout compris!
<

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here