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 Le préfet de Bambey (Diourbel), Moustapha Ndiaye qui a expliqué la récurrence des inondations dans la commune éponyme par son sol argileux et imperméable a invité la populations à un « bon entretien » du réseau d’assainissement de la cette ville bâtie sur une cuvette.

« Cela nécessite des infrastructures structurantes pour y faire face » a confié le chef de l’exécutif département dans un entretien avec l’APS.

Des flaques d’eau de pluie de part et d’autre, des endroits parfois envahis par l’eau sont perceptibles dans presque toute la ville qui démarre timidement sa campagne électorale pour les élections législatives prévues au 30 juillet prochain.

En cet début d’hivernage déjà, Bambey est déjà remplie d’eau malgré les nouvelles infrastructures mises en place pour faciliter le drainage des eaux de pluie.

Selon Moustapaha Ndiaye, « une mission d’études de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) vient d’être bouclée dans l’optique de voir quelle lutte menée pour éradiquer les inondations dans la commune ».

Parce que « bâtie sur une cuvette, sur des marigots taris, la ville est submergée d’eau après quelques gouttes de pluie. Il y a des eaux stagnantes un peu partout dans la ville avec des inondations par endroit » a estimé M. Ndiaye.

« A notre arrivée en juillet 2016, a-t-il fait savoir, nous nous sommes évertué, avec le poste de secours de la brigade des Sapeurs Pompiers, la municipalité, pour lutter contre les inondations ».

« Il faut des installations structurantes. Il existe une station de pompage des eaux pluviales, à Léona, un bassin, et un déversoir au niveau de DVF (derrière la voie ferrée) », a-t-il analysé.

Le préfet de Bambey a regretté, toutefois, que « le réseau des canalisations des eaux pluviales et des eaux usées est agressé par les populations qui ne le ménagent pas en y déversant des déchets solides qui l’obstrue ».

Le préfet qui a appelé les populations à bien tenir ce réseau qui « est bien fait et qui pourrait soulager la commune de surplus d’eaux » a ajouté que l’ouvrage « est entretenu, dans le cadre des opérations pré hivernales ».

La mairie a procédé à son curage et la station de pompage qui recueille les eaux du réseau doit être mieux entretenu, a dit M. Ndiaye.

Par ailleurs, le chef de l’exécutif départemental a relevé avoir signalé à la mission de l’ONAS l’exiguïté du bassin de Léona qui gagnerait à être redimenssionné.

Toutefois, a soutenu le préfet, « le plus pressant est qu’il existe un déversoir du trop plein d’eau qui avait l’habitude de récupérer les eaux de pluies de la commune pour les capter et les déverser dans la nature ».

« Nous avons constaté que le niveau où est construit cet ouvrage est tellement accidenté de sorte qu’avant que le déversoir ne reçoive les eaux provenant de la commune, celles de la brousse, par le ruissellement, arrivent en premier au niveau du déversoir et le remplissent » a souligné Moustapha Ndiaye.

Il a ajouté que « cela fait qu’il y a toujours, un retour. Bambey est bien doté en infrastructures pour lutter contre les inondations mais, il y a un défaut d’entretien, un problème de dimensionnement qui s’est posé ».

« A la suite de cette mission de l’ONAS, le gouvernement prendra des mesures structurelles qui soulagera Bambey des inondations » a assuré Moustapaha Ndiaye.

Dans l’urgence, seul le pompage des eaux reste la solution a a-t-il dit, faisant remarquer « avoir fait l’expression des besoins au ministère de l’Intérieur pour lutter contre ces eaux et nous attendons la réaction de l’autorité centrale pour disposer suffisamment de motos pompes, de tuyaux, de carburant pour évacuer ces eaux de cette commune ».

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