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Pape Diop candidat désigné du PDS en 2019. Oumar Sarr à l’affût comme un Plan B ? Intox ou bluff ? Allez savoir, mais, qu’en est-il du vrai candidat «virtuel» du PDS à la Présidentielle 2019. Comme un «Tirailleur sénégalais» qui tire ailleurs, Karim Wade n’est plus géolocalisable. Dubaï, Versailles, on ne sait pas. La seule chose qu’on peut tenir pour certaine, c’est qu’il n’est plus au Sénégal. C’est la seule certitude. Il est introuvable. Comme un «smartphone hi-tech», Karim Wade pilote à distance ses actions politiques, via appels Whatshapp. Pas de contact physique avec les militants, pas de contact avec la presse.

Mais, dans quelle galaxie politique évolue actuellement Karim Meïssa Wade? Et quels dividendes, le fils de Wade espère-t-il gagner avec cette politique «Bluetooth» à moins de 3 ans de la Présidentielle? Leral.net a tenté à nouveau, d’y voir plus clair…


« Karim Wade est notre candidat pour 2019. Son retour n’est qu’une question de calendrier »

Pourtant, Amadou Sall, interrogé par Jeune Afrique Mag est conscient de la difficulté de la succession de Wade, qui a été contraint de battre campagne en 2017 pour la Coalition gagnante Wattu Senegaal pour les Législatives. «  Dans les grands partis, il est toujours difficile de succéder au fondateur, a fortiori, si celui-ci l’a dirigé quarante années durant. Pour l’heure, le PDS n’a plus un leadership centralisé, mais un groupe soudé – son comité directeur –, et c’est très bien ainsi», a-t-il reconnu.


Avant d’enchaîner : « Karim Wade est notre candidat pour 2019. Son retour n’est qu’une question de calendrier. Karim a été désigné candidat en mars 2015, à la veille de sa condamnation et alors qu’on s’attendait que la présidentielle ait lieu début 2017. Le contexte a changé mais, au niveau du PDS, il est toujours notre candidat. 

Il demeure au Qatar dans le cadre d’un exil forcé, auquel il est temps pour nous de mettre un terme. Cette injonction à l’exil était un acte politique imposé par le pouvoir en échange de sa libération et de celle de ses coaccusés.  Il est évident que le candidat du PDS se doit de venir ici pour y battre campagne. À quelle victoire pourrions-nous prétendre s’il le faisait depuis l’étranger ? Karim Wade étant notre candidat, son retour au Sénégal n’est donc, pour nous, qu’une question de calendrier ».


Candidat désigné du PDS pour l’élection présidentielle de 2019, Karim Wade n’est-il pas plutôt un candidat «virtuel» qui fait juste de la politique «WhatsApp». Va-t-il revenir au Sénégal fédérer la famille libérale après que Idrissa Seck a soutenu Khalifa Sall, le Socialiste lors des Législatives?

Karim Wade peut-il réussir cette même prouesse avec la famille libérale, en restant à Dubaï ou à Versailles. Avec cet éloignement physique, le fils de Wade peut-il être le prochain candidat de la famille libérale à la Présidentielle 2019 ? Le Pds ne fait-il pas de la politique-fiction avec ce Plan A? Autant de questions que la léthargie et le silence politique assourdissant posent avec insistance aux analystes politiques. Alors pourquoi pas un ballon de sonde comme Pape Diop de BokK Gis Gis ?

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En clamant que c’est Karim ou rien sur la place publique, le PDS gesticule, mais, dans le fond, certains, en sourdine, commencent à se rendre compte que « Rimka » pourrait être une impasse politique.

Malgré tout, la question qui taraude les esprits est de savoir si le refus d’avoir un plan B, n’est pas politiquement dangereux pour le PDS. Puisqu’aujourd’hui, en octobre 2017, on s’inquiète du fait que Karim Wade ne soit devenu, par la force du génie politique de Macky Sall, une «momie» politique qui ne se réveillera plus jamais.

En effet, la grâce présidentielle est là pour l’illustrer, d’autant que Karim Wade, depuis lors, est muet comme une carpe, alors qu’il reste l’atout maitre de l’avenir politique du PDS.


Certes, le PDS veut se barricader derrière ses certitudes incertaines, mais, la sortie de prison rocambolesque de Karim Wade, sur fond d’exfiltration nocturne, sans discours, sans presse, avait déjà jeté la suspicion d’un deal latent avec le régime, comme l’avait souligné Idrissa Seck.

Karim s’était alors juste fendu d’un communiqué lapidaire et diplomatique, qui avait remercié les chefs coutumiers et religieux le Khalife Général des Mourides, le Khalife Général des Tidjanes ainsi que son porte-parole Serigne Abdoul Aziz SY Al Ibn, l’Archevêque de Dakar et l’Émir du Qatar, Sheikh Tamin ben Hamad AL Thani.

Mais, comment la concrétisation de la vision d’Abdoulaye Wade peut-elle se matérialiser de Dubaï ou de Versailles, sans confrontation, sans une stratégie politique concrète et claire ?


Or, un an après, Karim Wade, au-delà de ce discours papier sans résonance vocale, ne s’est juste contenté que d’appels et de coups de téléphone, de remerciements via WhatsApp. Est-ce suffisant? C’est un leurre que de croire qu’on peut être Président au Sénégal, sans descendre dans l’arène politique, si on sait qu’Abdoulaye Wade a souffert le martyre de l’opposition pendant 26 ans.

Pape Diop-Oumar Sarr, quel hirondelle pour le nouveau printemps du PDS ? 

Karim Wade, qui n’a même pas pu gagner la Mairie de Dakar, peut-il être, la seule hirondelle qui va faire le printemps du PDS en 2019. N’est-il pas un pari risqué pour le PDS? Quelle brèche pour Pape Diop-Oumar Sarr ?

Farba Senghor, qui avait même misé gros sur «l’effet Karim Wade», qui va permettre d’inverser la tendance, lors des élections législatives (Ndlr : c’est raté) et de la Présidentielle de 2019, a finalement été extirpé du bateau ivre libéral comme un virus HN1 avec Papa Samba Mboup… pour aller former Mbolom Wade.

Après des élections législatives en 2017, sans Karim Wade suivies d’une victoire éclatante de Benno Bokk Yakaar, peut-t-on s’attendre à voir Karim Wade débarquer en messie libéral au Sénégal pour battre campagne lors de la Présidentielle en 2019 ? De qui se moque-t-on ? Dans cette sphère de la «Virtual» politique, on y fourre tout, mais, dans la «Real» politique, le PDS sait qu’il doit impérativement avoir un Plan B. Puisque le Plan A n’est pas encore dans les conditions optimales de performance.

Au-delà de toutes ces considérations, il y a l’écueil juridique de l’acceptation de la candidature de Karim Wade par le Conseil constitutionnel, à cause de son « casier judiciaire » qui s’est sali avec la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Quid du débat sur la double nationalité qui l’attend ?  Les malentendus sont peut-être définitifs entre Karim Wade et la présidentielle de 2019.

Pape Diop ou encore Oumar Sarr, en bons jokers, ne devraient-ils pas s’échauffer pour préparer leur entrée dans le ring comme candidat pour la Présidentielle de 2019 contre leur ancien frère de parti bleu jaune devenu marron avec l’APR, pour ne pas nommer Macky Sall. Wait and see.

Massène DIOP leral.net

 

Karim Wade, « WhatsApp man », le «Tirailleur sénégalais» qui tire ailleurs, RIMKA est-il devenu une «momie» politique ? (décryptage Leral.net)

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