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Les retrouvailles « forcées » entre le Président Macky Sall et le guide moral des « Moustarchidins » Serigne Moustapha Sy ont poussé les deux hommes à faire machine arrière et à reconsidérer leur stratégie. Le premier cité avait décidé de conduire Khalifa Sall jusqu’au procès au nom de la justice et le second allait occuper les allées du centenaire lors d’un rassemblement où il prévoyait de réunir plus d’un million de sénégalais pour protester contre ce qu’on appelle dans le jargon politico-judiciaire, une cabale qui vise son ami, le maire de Dakar.

Les conseils de Khalifa Sall vont ce matin déposer comme prévu, au niveau du 1er cabinet, une demande de liberté provisoire, les arguments qui accompagneraient cette requête sont les garanties que le maire fournira, et il devra aussi, si la liberté lui est accordée, à chaque fois que de besoin, se présenter devant le juge d’instruction pour d’éventuelles auditions, dans le cadre de l’instruction. Selon des sources proches de la chancellerie, tout aurait été calé en haut lieu. Et chaque camp, Khalifa Sall, Macky Sall comme Serigne Moustapha Sy fera des sacrifices, et pas des moindres, pour aller vers un apaisement et un nouveau type de coopération, les angles n’ont pas été encore définis.

Nos radars nous soufflent que le parquet général au nom de la chancellerie aurait pris toutes les mesures idoines afin de ne pas s’opposer à la demande de liberté provisoire de Khalifa Sall, rédigée et argumentée par ses conseils, avec à leur tête, Me Clédor Ciré Ly. En d’autres termes, l’exécutif aurait fait marcher sa machine de négociation la nuit, et les résultats qui y sont parvenus, sont transmis à l’aube à la machine judiciaire, cette dernière trouvera les astuces juridico-techniques pour aller dans le sens voulu des conseils de Khalifa Sall, c’est-à-dire la libération immédiate de leur client et en second lieu, l’annulation purement et simplement de la procédure entamée, qui n’est destinée qu’à « ternir l’image du maire », avant les prochaines consultations électorales prévues en Juillet.

Sauf revirement, Khalifa Sall recouvra la liberté dans les prochaines 72 heures, le guide des « Moustarchidins » aura ensuite la lourde tâche de « désarmer » son ami, en tant que médiateur, obligé d’agir au nom de la paix, la seule recommandation que lui aura léguée son défunt père, Al Maktoum, qui ne veut pas, que dans l’avenir et derrière lui que le Sénégal s’embrase. Il est parti dans la paix, il a été enterré dans la paix et voudrait que cette paix qui entourait son existence puisse essaimer partout au Sénégal par les mains et le génie de ses « légataires » ….

La Rédaction

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