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« Dans l’affaire Khalifa Sall, j’étais au début de toute action. Avant je pouvais parler mais dès l’instant que la Justice s’est saisi de l’affaire, il est difficile d’en parler. Ce qu’on devait dire, on l’a dit au niveau de l’Assemblée nationale. On ne pouvait pas comprendre que les gens aient une attitude en disant que Khalifa Sall n’a pas d’immunité ou son immunité ne peut pas empêcher de le juger, ensuite revenir pour demander la levée de la même immunité.

C’était une contradiction. On a relevé ensemble de ces points. Nous avions fait un recours avant même celui de l’Etat, avec le Professeur Cheikh Issa Sall du PUR. Mais quand la Justice est mise en branle, il est difficile de l’arrêter. Nous pensons que l’Assemblée nationale devait être plus libre, mais ce n’est que la résonnance du gouvernement… », dixit Demba Diop dit « Diop SY ».

Le député non-inscrit par ailleurs Secrétaire général de la Convergence Patriotique pour l’Equité et la Justice de préciser dans une interview accordée à l’Observateur: « Khalifa Sall est avant un ami de longue date. Depuis le départ, je lui ai dit de faire preuve d’intelligence. Il faut savoir lorsqu’on est dans une position de faiblesse, il y a des lois, des textes et règlements dans ce pays, et si tout le monde respecte ces textes, tout devrait bien se passer. Mais il ne faudrait pas que chacun les interprète à sa convenance ».

Et, selon ces propres termes, « la Caisse d’avance est régie par un règlement, donc, ce n’est pas à lui ou d’autres hommes politiques de l’interpréter. Tous ceux qui l’ont utilisée l’ont fait, chacun à sa manière, les justifications diffèrent d’un maire à un autre. Mais la Caisse est toujours gérée par la même personne (Mbaye Touré), qui a l’expérience. Mais il se trouve que lorsque Khalifa Sall vous fait confiance, il ne vérifie plus. Et c’est cela son principal défaut. Parfois, il signait des chèques blancs pour les donner aux gens et je faisais tout pour l’en empêcher. Je lui disais que s’il ne faisait pas attention, il risquait d’avoir des problèmes avec la Justice. On se disputait tout le temps à cause de cela. Mais à un moment donné, c’est comme s’il me fuyait… On n’est resté plus d’un an sans nous voir. Les gens lui disaient comme j’étais du côté de Macky Sall, il ne devait plus être ami avec moi ou des choses de ce genre. Il m’a en quelque sorte mis en quarantaine ».

Dès lors, assure Diop Sy, « si on se dit la vérité, on peut sortir Macky Sall de cette affaire. Les gens disent qu’il aurait pu poser le coude sur le dossier. Mais pourquoi faire cela pour un adversaire ? Il a juste croisé les bras et laissé la Justice faire son travail. C’est comme cela qu’il faut voir les choses ».

« Khalifa Sall s’est, lui-même, mis dans le pétrin. Même si on lui a donné de l’argent, il n’y a pas de traces. Il savait qu’il ne pouvait pas protéger ses agents qui ont fauté, et il a préféré subir le même sort qu’eux », sert-il non sans affirmer que l’édile de la capitale sénégalaise « est mal entouré et très mal conseillé. Il y a des gens dans son entourage qui lui veulent du bien, mais il n’a pas reçu de bons conseils. Je sais aussi qu’il est très têtu ».

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