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Macky et Moustapha Sy dans le même panier de ceux qui ne disent pas la vérité
Macky Sall est l’un des participants au 30ème Sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, qui a en cœur sa convention sur la prévention et la lutte contre la corruption, adoptée en 2003. Le président Sall y serait vraiment très mal à l’aise si lui et ses pairs ne s’étaient pas focalisés sur la lutte contre « les flux financiers internationaux illicites ». Car partager avec eux seulement et sincèrement, « l’expérience du Sénégal » en matière de lutte contre la corruption ne peut qu’enfoncer et sonner l’effondrement du continent ; ceci, d’abord au regard de ce dont a accouché la Cour de répression contre l’enrichissement illicite (Crei), qu’il avait ressuscitée dés l’entame de son mandat : sur les 25 responsables de l’ancien régime incriminés, seul le fils de son prédécesseur, Karim Wade, a été arrêté, emprisonné, jugé et condamné. Dans le lot de ceux qui ne l’ont pas été, la plupart ont migré dans son camp, d’autres rasent les murs pour qu’il ne lève pas son coude sur leurs dossiers et les remette à la Cour, en léthargie. Ce qui a faire déduire à une politisation des dossiers juridiques agités. S’agissant de l’Ofnac, qui devait traquer et punir les coupables de concussion et de corruption, Macky n’a pas tardé à relever Mme Nafy Ngom Keïta, qui dirigeait la structure. Le tort de cette référence dans le corps de l’Inspection générale d’Etat (Ige) est d’avoir épinglé et cité Aliou Sall, frère de Macky, parmi les plus grands délinquants à cols blancs du pays : il est devenu multimilliardaire en vendangeant le pétrole et le gaz découverts au Sénégal, sous le magistère de son frère aîné, dont il se dit qu’il n’est que le prête-nom. Macky Sall ne peut parler de corruption encore au regard des dettes qu’il contracte jusqu’à inquiéter et dont les Sénégalais ne voient pas les impacts depuis six ans qu’il est au pouvoir ; ceci à cause des détournements de leurs objectifs. Macky n’est pas également habilité à parler de lutte contre la corruption puisque s’étant enrichi avec sa famille, au sens large du terme, ses proches et même son griot Farba Ngom. Heureusement donc qu’il était question de plancher sur « les flux financiers internationaux illicites ». Macky a peint devant de ses pairs un Sénégal, qu’il est le seul à connaître. Il est à l’image de Serigne Moustappha Sy qui à Keur Djeumbe avait raconté des contrevérités sur Serigne Cheikh, qu’il n’avait pas revu depuis cinq ans.

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