Mamadou Ngom Niang de l’APR répond au maire de Thiès : « Idy a le temps de la parole, Macky le temps de l’action »

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Le gouvernement, qui peine à rendre visible ses actions, peut compter sur le Comité de soutien à l’action du président de la République. Le président dudit Comité Mamadou Niang Ngom a peint un tableau bien reluisant des deux ans de Macky Sall au pouvoir. Le sieur Ngom n’excelle pas seulement dans l’art d’embellir les actions du régime. Dans cette interview qu’il a accordée à Leral.net, il a également décoché des flèches assassines contre Idrissa Seck, qu’il accuse d’absentéisme et de fainéantise, et Me Abdoulaye Wade qui veut sauver son fils des griffes de la justice. Entretien

Parlez-nous du comité de soutien à l’action du président de la République que vous avez mis en place.
Ce comité a été mis en place pour soutenir la vision et la politique du chef de l’Etat. Il a été créé après l’élection de Macky Sall à la Magistrature suprême. On a pensé que le président de la République avait besoin d’une entité pour soutenir sa politique et rendre visibles ses actions.
Qui sont les membres de ce comité ?
Le comité a une organisation horizontale c’est-à-dire qu’on a uniquement un bureau exécutif dont j’occupe le poste de président. On a aussi des commissions, un trésorier… Les options qui sont menées par le comité sont établies dans toutes les régions du Sénégal. On a des relais qui mènent dans tout le pays des actions au nom du comité.

Quelles sont les actions que le comité a eu à mener ?

Depuis sa mise sur pied, le comité a eu à mener beaucoup d’activités, notamment des meetings, des conférences… Tout ça dans le but de sensibiliser les Sénégalais sur les actions du chef de l’Etat. A chaque fois que le président de la République a posé un acte fort, nous jugeons nécessaire d’aller à l’intérieur du pays pour que ces populations soient au même niveau d’information que celles de Dakar. Nous menons aussi des actions sociales. Le comité a parrainé trois finales durant les navétanes l’année dernière et des événements de lutte. Nous soutenons également des militants qui sont dans le besoin et qui n’ont pas la possibilité d’accéder directement à la Présidence de la République ou au niveau de la Fondation Servir le Sénégal. Nous jouons donc un rôle de relais entre les populations et les autorités.
Vous êtes responsable apériste à Fatick. Comment préparez-vous les élections locales dans votre localité ?
Difficilement. Aujourd’hui le problème de l’Alliance pour la République c’est que notre formation n’est pas structurée au niveau local. Ce qui fait que la personne qui vient d’intégrer le parti peut se réclamer majoritaire quelques jours après et se permettre de constituer sa propre liste. J’ai organisé un meeting le 5 avril dernier à Fatick pour dire à tous les responsables l’importance de ces Locales. Nous n’avons pas le droit de décevoir le président de la République. Après tout, Fatick est son fief. Donc, nous ne devons même pas imaginer Macky Sall perdre son fief. C’est impensable. C’est pourquoi je leur disais qu’il fallait une liste consensuelle et gagnante. Il ne faut pas que chacun reste dans son coin et dise qu’il est majoritaire. Aujourd’hui, on a deux listes et c’est sûr qu’on a mis le Président dans une situation inconfortable car, après tout, il connaît tous les responsables politiques de cette commune. Le mieux serait de mettre des gens crédibles pour faire gagner l’APR et ses alliés. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Actuellement l’adversaire est en train de constituer une forte coalition. L’opposition abat un travail énorme alors que nous, responsables de l’APR, nous croyons que le scrutin est déjà plié. Et nous avons totalement tort. Dans la division, on risque de perdre ces élections.
Que retenez-vous des premières années de Macky Sall au pouvoir ?
Globalement, c’est un bilan satisfaisant. N’oubliez pas que le Président est arrivé au pouvoir dans un contexte extrêmement difficile causé par le régime de Wade. On est sorti d’une période où il y avait des pénuries d’eau, d’électricité, de gaz… Le pays était au bord du gouffre et les Sénégalais ne cessaient de manifester leur colère dans les rues. Durant le règne de Wade, on a tous vu les scènes de violences qui ont entraîné des morts. A la suite de ça, le Président Macky Sall est arrivé à la Magistrature suprême. Lors des trois premiers Conseils des ministres qu’il a présidés, il a pris des décisions courageuses qui vont dans le sens de rétablir la dignité des populations. N’oubliez pas ce que le découpage administratif a causé à Sangalkam. Tous ces décrets de Wade qui ont semé le désordre dans le pays ont été annulés par Macky. Le président de la République a réussi en trois semaines ce que ces prédécesseurs n’ont pas pu faire en plusieurs années. Nous pouvons citer beaucoup d’autres réalisations de l’actuel régime surtout au plan social. Le Président, élu en majorité par des Sénégalais qui vivent dans le monde rural, fait aujourd’hui de leur bien-être sa préoccupation. Macky Sall s’est fixé comme priorité l’amélioration des conditions de vie de ces populations. C’est pourquoi il a relancé le Plan Sésame et a fait de la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans une réalité. Il a baissé les impôts sur les salaires, les denrées de première nécessité et le loyer. Aujourd’hui, le citoyen a un pouvoir d’achat beaucoup plus important. De ce point de vue, on peut dire que le Président est en train de mettre le pays sur les rails. Il faut juste lui donner le temps de dérouler sa politique. Sans la mise en pratique du Plan Sénégal émergent, on ne peut pas aujourd’hui appréhender l’impact de la politique du Président au plan économique.
Vous dressez un bilan élogieux des deux années de Macky Sall au pouvoir. Alors que répondez-vous à Idrissa Seck qui pense que votre leader est incompétent ?
Idrissa Seck n’a jamais accepté le fait que Macky Sall accède à la Magistrature suprême avant lui. Dans sa tête, il est né Président. Il faut rappeler que quand Idy était Premier ministre, Macky était un de ses ministres. C’est aux Sénégalais de juger si Macky Sall est incompétent ou pas. Idy ne se soucie même pas du bien-être des populations. Il a raté tous les grands événements qui ont marqué le Sénégal. Il passe tout son temps dans de paradisiaques hôtels européens et ne se préoccupe pas de ce qui se passe au Sénégal. Il est tout le temps absent du pays. Quand il dit que Macky n’a pas même pas peint les chantiers de Wade, il nous donne raison. Parce que nous avons toujours pensé que ces chantiers n’étaient pas la priorité des Sénégalais. Si Wade avait fait le bon choix par rapport à ces chantiers, il n’aurait pas été sanctionné. Nous ne permettrons pas à ce régime d’aller peindre des chantiers qui n’ont aucune importance alors que les priorités sont ailleurs. Donc, les propos de Idrissa Seck contre Macky Sall et son gouvernement n’ont aucune valeur. Idy a le temps de la parole, Macky le temps de l’action. Les Sénégalais l’ont compris et les prochaines Locales vont le prouver.
Macky Sall devra aussi faire face à Wade qui est déterminé à faire libérer son fils et tous les dignitaires de l’ancien régime en prison.
Si Wade est venu pour la libération de son fils, c’est dans l’ordre normal des choses. Nous avons tous une famille et personne n’aimerait voir l’un de ses proches en prison. Maintenant, utiliser tout peuple pour des histoires personnelles, c’est vraiment malhonnête. Les Sénégalais ne sont pas prêts à oublier tout le tort que Wade leur a causé. Karim Wade va être jugé au mois de juin. Si son père a des éléments qui peuvent le tirer d’affaire, la justice est là pour trancher. Mais, on n’a pas besoin de tout ce folklore pour accueillir quelqu’un qui a fait tant de mal. Vouloir dire aujourd’hui que Wade est adulé par les foules, c’est manquer de respect aux Sénégalais. Il faut que nos camarades du Parti démocratique sénégalais se ressaisissent et sachent que Macky Sall n’a aucune dent contre Karim Wade. L’Etat est en train de chercher des preuves contre Karim et Wade, qui est avocat, est mieux habilité à défendre son fils. La bataille doit être purement juridique. Le moment venu, le justice va lire le droit.

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