Œufs contaminés: cinq entreprises françaises concernées

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Des oeufs emballés pour être vendus, près d’Antwerp, en Belgique, le 8 août 2017. 

L’enquête sur les œufs contaminés au fipronil progresse. Les professionnels du secteur de l’œuf affirment que la France est largement autonome mais on y trouve des œufs importés pour la fabrication de produits transformés. Cinq entreprises françaises ont reçu des lots d’œufs contaminés. Elles sont situées dans le Maine-et-Loire, la Vienne, le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan. Le ministère de l’Agriculture mène en ce moment des enquêtes de traçabilité pour savoir si des produits contaminés ont déjà été expédiés par ces cinq entreprises.

La France produit la quasi-totalité des œufs en boîte vendus sur le territoire. Ces œufs sont à 98 % d’origine française, d’après Philippe Juven, président du comité national de promotion de l’œuf.

Mais la France importe des œufs pour la fabrication de produits transformés. Ces importations représentent à peu près 8 % de la production nationale, soit à peu près un milliard d’œufs par an.

Les œufs contaminés ont été retrouvés dans des usines qui fabriquent des ovoproduits, des œufs qui sont transformés en poudre ou en liquide pour être ensuite revendus à des entreprises agroalimentaires. L’une de ces entreprises, Samo, située dans la Vienne, a reçu cinq tonnes d’œufs contaminés.

Premiers tests négatifs

Les cinq entreprises françaises, situées dans le Maine-et-Loire, la Vienne, le Pas-de-Calais, le Nord et le Morbihan, doivent désormais déterminer si des produits finis contiennent des traces de fipronil, l’insecticide toxique incriminé.

Une société du Maine-et-Loire, Igreca, affirme dans un communiqué avoir identifié les produits finis concernés. Les premiers contrôles sont négatifs. Des tests sont toujours en cours.

Mais il faut désormais déterminer depuis quand ces œufs contaminés sont distribués, pour connaître l’ampleur de la contamination. Le ministre de l’Agriculture belge a affirmé ce mercredi matin 9 août que l’insecticide a été retrouvé sur des œufs hollandais dès novembre 2016.


La Belgique fustige les Pays-Bas 
Les ministres belges de l’Agriculture et de la Sante ont dû s’expliquer ce mercredi devant le Parlement : une réunion extraordinaire a été convoquée sur cette affaire.
Pour le ministre de l’Agriculture, les Pays-Bas ont trop tardé à partager des informations. On apprend aussi que du fipronil, l’insecticide incrimine, a été détecté dans des œufs aux Pays-Bas dès novembre 2016. Des faits qui n’ont jusque-là pas été rendus publics.

Avec notre correspondante à BruxellesLaxmi Lota

C’est une affirmation du ministre belge de l’Agriculture, Denis Ducarme : « Quand un pays comme les Pays-Bas, un des plus gros exportateurs d’oeufs au monde, ne transmet pas ce genre d’information, ça pose vraiment problème », a-t-il déclaré devant les députés qui l’ont sommé de venir s’expliquer en plein congé d’été.

L’agence belge pour la sécurite alimentaire s’est retrouvée « par hasard » en possession d’un document interne à l’agence néerlandaise, explique Denis Ducarme : « Un rapport de l’agence néerlandaise, transmis à son ministre néerlandais, qui fait état du constat de présence de fipronil au niveau des œufs néerlandais dès la fin novembre 2016 ».

Le ministre a déjà eu un échange avec son homologue allemand et le commissaire européen à ce sujet. Une conférence téléphonique doit avoir lieu prochainement avec les Pays-Bas pour obtenir des réponses.

« On nous montré du doigt à l’étranger. Les journaux parlent de la gestion d’une poule sans tête ! » ont critiqué les députés de l’opposition. Mais le gouvernement désormais braque les projecteurs sur les Pays-Bas.

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