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Wade l’a tenté sous son magistère, mais ne l’avait jamais réussi. Sinon à peine. En effet, à son arrivée à la magistrature suprême, le pape du Sopi avait très tôt pris les devants en favorisant une transhumance à outrance. Et, la formation la plus touchée était tout naturellement le Parti socialiste (Ps).

Des caciques qui ne connaissaient que la «maison verte» de Colobane avaient préféré aller «brouter» dans les prairies bleues des libéraux. Des départs qui avaient fortement secoué le parti le plus ancien du Sénégal.

Malgré tout, il a survécu à cette forte tempête jusqu’en 2012, devenant l’un des plus fidèles alliés de Macky Sall qui a battu Me Wade au second tour de la présidentielle de 2012. Et, il faut le rappeler, le parti que le successeur d’Abdou Diouf à la magistrature suprême avait réussi à casser en mille morceaux, était l’un des plus emblématiques de la Gauche sénégalaise.

Aj-Pads pour ne pas le nommer n’avait pas survécu à cette éruption volcanique de type péléen. Landing Savané et Mamadou Diop Decroix, «amis» inséparables ont croisé le fer avant de prendre leur distance. L’un conserva Aj-Pads originel, l’autre mis en place Aj-Authentique. Leur porte-parole Bassirou Sarr lança And Jerin Senegaal. Bien avant cela, le groupe des Madièye Mbodj, Haoua Dia Thiam et autres avaient mis en branle Yonou Askan-Wi.

Macky «décapiteur» de partis

En dehors de ces épisodes, il faut dire pour le signaler que les partis politiques ne résistent pas aux assauts du Président Macky Sall, président de l’Alliance pour la République (Apr) et de Bennoo Bokk Yaakaar.

En effet, les formations les plus représentatives ont été décapitées par l’homme né après les indépendances. Le Parti socialiste (Ps) créé depuis 1948, au pouvoir pendant quarante ans, perd progressivement son «vert» qui s’est considérablement dégarni. Scindé en deux, le Ps au pouvoir et le Ps dans l’opposition, il n’est plus ce qu’il était et n’a pas du tout pu résister à la force de frappe d’un «gladiateur» politique nommé Macky Sall.

Même constat sinon pire à l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse. Ce parti avec ses nombreux départs apparait de plus en plus comme un «mouvement de soutien» qui a perdu sa véritable sève nourricière. Même le Rewmi d’Idrissa Seck n’a pas été épargné avec les départs d’Oumar Guèye, Pape Diouf, Me Nafissatou Diop, entre autres. C’est dire qu’aucune entité politique n’a gardé son véritable «corps» devenu plus squelettique. Les exemples font légion.

La Gauche perd la gauche et vire à droite

De leur côté, les partis de Gauche ont perdu la gauche pour ne pas dire qu’ils ont viré à droite. Combattants de la première heure pour l’émancipation des masses populaires et ouvrières, artisans de la bonne gouvernance et de la dénonciation des politiques arbitraires, une bonne partie de cette Gauche historique a rangé ses armes.

Elle ne parle que pour conforter ses positions au sommet du pouvoir. D’ailleurs, cela se vérifie mieux avec la tempête qui frappe la Ligue démocratique (Ld). Car, avec le lancement du mouvement dénommé «LD-Debout», il apparait clair qu’il existe une LD-Assise qui se contente des retombées dans le compagnonnage Bennoo Bokk Yaakaar. Si c’est en dormant que le «lion» du Palais a réussi une telle prouesse, quand sera-t-il si jamais il se réveillait

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