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Le compte à rebours a débuté pour Expresso. En effet, l’Inspection du travail vient de fixer un délai d’un mois aux dirigeants de la boîte afin qu’ils arrêtent la persécution des travailleurs et rétablissent leurs droits à créer un syndicat. Si cela n’est pas fait, une mise en demeure leur sera envoyée.

«Les Echos» avait bien fait d’annoncer le vent de crise qui souffle chez le troisième opérateur téléphonique du pays. En effet, votre canard avait fait état d’un malaise entre les dirigeants et les employés de la boite. Ces derniers avaient même saisi l’Inspection du travail, le ministre du Travail ainsi que les autorités compétentes afin d’obtenir une suite heureuse. Seulement, les derniers développements n’augurent rien de bon pour les dirigeants de la boite, actuellement acculés jusque dans leurs derniers retranchements. En effet, une rencontre s’est tenue à l’Inspection du travail entre les quelques récalcitrants de la boite, qui exigent que leurs droits soient rétablis, et le responsable des Ressources humaines en compagnie de l’avocat de la boite, en plus du Syndicat des travailleurs des télécommunications et des postes.

Ainsi, il a été question, comme à la police, d’une confrontation entre les différentes parties, afin de savoir les tenants et les aboutissants de leur différend. «La rencontre s’est tenue à la demande des employés qui s’estiment victimes d’injustice dans une boite où ils font des chiffres d’affaires très conséquents», narre une source qui a assisté à la rencontre. Pour être plus clair, les employés d’Expresso ont été les premiers à prendre la parole et n’ont pas oublié de clouer au pilori la direction de la boite. «Les employés nous ont fait une lecture très claire de la situation et ils ont parlé des objectifs fixés par la direction commerciale. Des chiffres hallucinants, dans la mesure où ils nous ont informés que Expresso Sénégal fait des chiffres inégalés dans la sous-région», narre un syndicaliste. Selon nos sources, le ton est monté par moments, mais les employés d’Expresso sont restés droits dans leurs bottes et comptent passer à la vitesse supérieure, si rien n’est fait entre temps pour décanter la situation.

De leur côté, le responsable des Ressources humaines et l’avocat qui l’accompagnait n’ont rien pu faire, mis à part constater ce que les employés exposaient aux inspecteurs du travail.
A la fin des échanges, les inspecteurs du travail se sont montrés très clairs. Ainsi, ils exigent des dirigeants d’Expresso de permettre l’installation d’un syndicat dans la boîte dans les plus brefs délais et que l’ensemble des droits des travailleurs soient respectés. «L’Inspection du travail a fixé un deadline à Expresso d’ici la fin du mois, sans quoi une mise en demeure leur sera envoyée», laisse entendre une source qui a assisté à la rencontre.

Samba THIAM

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