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 – Remis au goût du jour par le professeur en droit constitutionnel, Babacar Guèye, la possibilité pour le chef de l’Etat, Macky Sall, d’user d’artifices juridiques pour briguer un troisième mandat en 2024, conformément aux dispositions de l’actuelle Constitution, inquiète plus d’un. Pour El Hadji Issa Sall, Coordonnateur national du Parti pour l’Unité et le Rassemblement (PUR), le professeur Guèye a bien alerté, mais il serait souhaitable que son alerte se fasse bien avant le référendum. Peut-être qu’il est lui aussi piégé comme tous les Sénégalais ?

” Je pense qu’une révision qui rendrait la Constitution plus explicite et plus intelligible ne serait pas de trop. Ce sont ceux qui entourent le Président et rédigent la Constitution qui sont à l’origine de ce flou généralisé. Presque tous les articles de la Constitution prêtent à équivoque “, a signalé de prime à bord le Professeur Sall.

Poursuivant son exposé El Hadji Issa Sall confie que ” si on prend l’alinéa 2 de l’article 27 qui dit que “nul ne peut exercer deux mandats consécutifs”, l’actuel président ne pourra pas se présenter en 2024, car il aura fait un mandat de 7 ans consécutif à un mandat de 5 ans. Mais tout cela suppose qu’il rempile en 2019. La tendance actuelle ne lui est pas trop favorable. Cet alinéa aurait dit deux mandats consécutifs de 5 ans, il existerait là une possibilité de se représenter et cela nous renvoie exactement à la jurisprudence wadienne. Plus flou encore est l’article 58 qui parle de l’opposition “.

” Pourtant la Constitution de 2001 était très claire sur la question.
Je pense qu’en plus des Sénégalais sans papier car n’étant en possession d’aucune pièce d’identification, du fichier qu’il faut auditer, du processus qu’il faut revoir, du statut de l’opposition, on doit travailler pendant les discussions, lors du dialogue politique, à rendre la Constitution plus claire “, a conclut le Coordonnateur du PUR.

La rédaction Dakarmidi

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