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Qu’est-il arrivé aux prisons et quel bilan peut-on dresser aujourd’hui ?

Au sortir de la crise post-électorale de 2011, tout était à reconstruire en Côte d’Ivoire.

En 2013, le gouvernement ivoirien avait décidé la construction de 10 nouveaux établissements pénitenciers à travers le pays, qui seront conformes aux standards internationaux.

Malheureusement, les conditions de détention des détenus se dégradent de jour en jour.

La surpopulation carcérale est un problème majeur…

En effet, les Maisons d’Arrêts et de Correction de Côte d’Ivoire révèlent une autre face du profond malaise au sein des prisons.

Séguéla, Bouaké, Man, Gagnoa, Abengourou en passant par Abidjan, toutes dégradées et surpeuplées.

Aujourd’hui, ces facteurs donnent à la MACA une mauvaise réputation.

La Maison d’arrêt et de correction de Man (MAC-Man) est en ce moment, surpeuplée. Selon les sources concordantes, plusieurs détenus dorment dans la cour de la prison par manque de cellules.

Avec une capacité d’accueil initiale de 800 détenus, la population carcérale est de 1371 aujourd’hui, donc du simple au double.

Avec un seul préau, les détenus sont exposés aux intempéries Si rien n’est fait, ce sera l’hécatombe dans cet univers qui renferme des personnes en conflit avec la loi.

D’aucuns, malgré ce sombre décor, soutiennent que beaucoup a été fait par les autorités ivoiriennes.

« La vie carcérale de la prison de Man s’est un peu améliorée avec l’arrivée du nouveau régisseur. Aujourd’hui, les prisonniers ont 2 repas améliorés par jour », soutient sous le sceau de l’anonymat un responsable pénitencier.

En dépit de tout, la situation reste inquiétante.

Le niveau des soins de santé est encore précaire. Pour 1 371 détenus, il n’y a que deux infirmiers et un médecin non permanent.

A cela s’ajoute « le besoin en médicaments, en produit d’hygiène et en vêtements pour les détenus n’ayant pas de parents à Man », confie cet agent pénitencier.

Certaines pratiques continuent d’être opérées, considérés comme des sévices infligés aux détenus par leurs camarades, déjà dénoncés contre la torture.

Face à toutes ces difficultés, il sied de faire des recommandations.

L’Etat doit prévoir un plan de réhabilitation des établissements pénitentiaires.

Une réhabilitation qui pourrait limiter les transferts de détenus vers la MACA  et y limiter également, la surpopulation.

L’Etat doit revoir à la hausse le budget alloué pour l’alimentation et les soins aux prisonniers, afin de permettre à l’administration d’offrir aux détenus, une alimentation plus consistante et plus variée.

Emeraude ASSAH

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