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julePour Souleymane Ndéné Ndiaye, qui fut le dernier Premier ministre et Directeur de campagne de Me Abdoulaye Wade, le Parti démocratique sénégalais (PDS) se conjugue désormais au passé. Mais qu’à cela ne tienne, il a son mot à dire. Pour lui, le PDS doit être dirigé par Modou Diagne Fada qui a l’intelligence et la légitimité nécessaires pour cela. Souleymane Ndéné Ndiaye parle aussi de ses relations avec Me Wade et Karim avec une bonne pointe de nostalgie.

Amadou Tidiane Wone a démenti votre affirmation selon laquelle Me Wade sera le candidat du Pds en 2017. Quels commentaires ?

Moi, je faisais juste dans l’humour. Ce n’est pas une information à démentir. Je ne suis pas au Pds. Je ne suis membre d’aucune instance du Pds. Je n’y suis plus. Je voulais seulement chahuter et faire de l’humour en montrant que le Président Wade joue encore un rôle actif dans son parti. Ce n’est vraiment pas à moi de deviner ou de prophétiser celui qui sera le candidat du Parti démocratique sénégalais. Qu’ils arrêtent donc de répondre sur des choses qui n’en valent pas la peine. S’ils n’ont rien à faire qu’ils aillent trouver de quoi s’occuper. Je n’ai pas envie de polémiquer avec qui que ce soit au Pds. Ce sont mes amis, mes frères. Je les ai quittés et je suis dans autre chose maintenant.
Vous voulez peut-être dire que vos anciens camarades ont perdu le sens de l’humour ?
Je ne sais pas. (Rires). Moi en tout cas, je n’ai pas perdu mon sens de l’humour. Peut-être que oui, ils ont perdu le sens de l’humour. Je ne suis pas étonné que ce soit Amadou Tidiane Wone qui me réponde parce qu’il ne connaît pas assez Wade. Nous qui avons vécu avec Wade savons qu’il est un homme plein d’humour. Mais lui, comme il vient d’arriver, il ne sait pas.

Vous ne semblez pas donner de l’importance à ce qu’a dit Amadou Tidiane Wone ?

Non, pas du tout. Au Pds, j’ai mes amis et ce sont ceux-là avec qui j’ai cheminés. Vraiment je ne réponds pas à ces gens-là parce qu’on n’est pas du même niveau. Quand il a fallu choisir un homme pour mettre en forme la vision de Wade, c’est moi qu’il avait choisi. Eux étaient dans la périphérie. Donc, vraiment qu’ils se taisent et me laissent tranquille. Wade sait ce qu’il représente pour moi. Il est quelqu’un qui compte dans ma vie et il le restera pour toujours. Donc vraiment, ils n’ont qu’à aller s’occuper d’autre chose.

Vous donnez l’impression de toujours vouer un immense respect à Wade en parlant de lui…

Mon respect pour Wade est éternel. On a juste quelques divergences politiques et c’est normal. Il a mis son fils de façon anti-démocratique. Je ne lui en veux pas. Je sais tout ce que Wade a fait pour moi. Il a fait de moi ce que je suis devenu. Il a pris une décision en mettant son fils, c’est son choix. Je ne peux pas me mettre aujourd’hui à le critiquer ou à le flageller à cause de nos divergences. Je ne critiquerai jamais Wade pour le critiquer par plaisir. Ceux-là qui n’ont rien à faire d’autre que de faire croire au Président qu’ils peuvent pousser la lune doivent se taire. C’est le plus grand service qu’ils pourraient rendre à Wade et au pays. Car ils n’étaient pas là au début…

Comment appréciez-vous les batailles qu’il y a aujourd’hui au sein de votre ancienne formation politique ?

C’était prévisible. La plus grosse erreur de Wade c’est de n’avoir pas bien géré sa succession. Et je pense aussi que c’est l’une des plus grosses erreurs d’Houphouët Boigny. Il n’a pas été en mesure de régler sa succession. Moi, le conseil que je leur donne c’est que les plus populaires soient devant et les autres derrière. On ne peut pas mettre devant quelqu’un qui ne peut même pas mobiliser sa petite commune.

Vous parlez de Modou Diagne Fada ?

Non, je ne parle de personne. Mais en tout cas tous ceux qui se battent au Pds ont une légitimité certaine. Ça, c’est sûr. Parce qu’ils étaient là avant tout le monde. Ils se sont battus et sont très différents de ceux-là qui sont les invités de la table servie, comme dit mon ami et frère Farba Senghor. Je ne parle pas de ceux-là. Ceux-là qui ont fait le tour de tous les partis avant d’atterrir au Pds espérant le ‘’grand soir’’. Ce grand soir qui n’arrivera pas tant que la question du leadership n’est pas réglée. Je parle des frères qui sont là, qui se reconnaîtront dans mon propos et qui ont toujours accompagné Wade. Ceux-là doivent discuter objectivement pour régler cette question plutôt que de laisser l’occasion à ces opportunistes, à ces éternels transhumants de les diviser encore. Le Pds est suffisamment affaibli avec ce qui s’est passé entre 2012 et maintenant pour que d’autres problèmes viennent se greffer à ceux dont ils sont déjà confrontés. Je crois qu’ils ont suffisamment intelligents pour comprendre que l’heure est à la recherche du meilleur profil pour diriger le Pds et être son candidat. C’est cela l’enjeu. Bien entendu, il y a les bagarres judiciaires qui sont engagées. Elles font partie des batailles. Mais elles ne sont pas les seules batailles qu’il faut gagner. Il faut réorganiser le parti et le Président Wade a un rôle important à y jouer en tant que inspirateur, père, secrétaire général national, fondateur et même propriétaire. On parle de parti démocratique mais vous savez bien qu’il n’y a pas de démocratie dans un parti comme le Pds. La décision du Président Wade si elle est conforme aux volontés de la majorité, elle sera suivie par tout le monde. Je pense qu’objectivement il faut aujourd’hui reconnaître le leadership de Modou Diagne Fada. Il est mon petit frère, il m’a trouvé dans le parti. Oumar Sarr c’est mon ami. On a milité ensemble dans le parti. Je pense qu’il faut être raisonnable. Il faut confier le parti à Modou Diagne Fada. C’est un garçon intelligent qui a fait toutes ses classes au Pds. Il y a été élève, étudiant, jeune et aujourd’hui cadre. Il a été bon ministre. Je crois qu’il est un bon compagnon de Me Abdoulaye Wade. Il a tous les atouts pour devenir le Secrétaire général du Pds. C’est vrai, Il y a eu un malentendu entre lui et son mentor de 2004 à 2007. Mais tout le monde sait pourquoi. Du reste, Modou Diagne Fada n’a jamais trahi Abdoulaye Wade. Il a le meilleur profil. C’est un homme courageux, raisonnable et légitime. Moi, si j’étais encore au Pds je voterai pour lui. Tout ce que je lui demande c’est une fois le Pds en main qu’il se joigne à moi pour que nous menions ensemble la bataille de 2017.

A vous entendre parler, l’on a l’impression que vous n’avez pas réellement quitté le Pds. Pourquoi êtes-vous si nostalgique de votre ancien parti ?

J’ai quitté le Pds. Je vais créer mon parti le 28 de ce mois. Mais vous savez le Pds a beaucoup représenté pour moi. Je ne peux pas, quelques jours seulement après l’avoir quitté l’oublier définitivement. Ce n’est pas possible. Ce parti a fait de moi ce que je suis devenu. S’il y a des problèmes au Pds, en tant qu’acteur politique de premier plan, ancien militant et responsable du Pds, j’ai quand même un mot à dire. D’autant plus que Fada et moi c’est une relation qui ne sera jamais rompue. Comme du reste avec les gens du Pds qui sont raisonnables. Ceux qui ne le sont pas, tant pis pour eux. Je sais assumer mes positions. J’ai su les défendre alors que j’étais au Pds à fortiori maintenant que je ne suis plus au Pds. Je suis un homme honnête. Je ne dis jamais des choses auxquelles je ne crois pas. Je crois que pour l’instant, pour l’avenir du Parti démocratique sénégalais, pour la pérennité de l’idéologie libérale dans le Pds, le meilleur profil c’est Modou Diagne Fada, en toute objectivité.

Si la situation revient à la normale reviendrez-vous au Pds ?

Il ne s’agit pas de revenir mais il y a peut-être un lien à trouver entre le Pds ou ce qu’il en restera et les authentiques du parti de Me Wade et moi-même. Tout ce que j’ai appris en politique je l’ai appris aux côtés de Me Wade. C’est Wade mon inspirateur. Il est également l’inspirateur de tous les responsables actuels du Pds y compris ceux qui ont été comme moi dans les mouvements d’extrême gauche. Suivez mon regard ! En tout état de cause, rien n’est exclu.

Vous avez apparemment un problème avec Mamadou Diop Decroix. Qu’est ce qui ne va pas entre vous et le leader d’Aj/Pads ?

Decroix est mon ami, mon frère et mon cousin. Donc il ne peut pas avoir de problèmes entre nous deux. Lui, Landing Savané, Mamadou Ndoye, Amadou Top, Majid Ndiaye, Bamba Ndiaye, EL’hadji Momar Samb tous ces acteurs politiques-là, nous les avons respectés. J’en oublie peut-être. Nous les avons suivis et ils représentent quelque chose pour nous. Nous avons eu comme modèles ces gens-là. Ils croient en quelque chose et se sont battus toute leur vie pour un idéal et ils n’ont jamais varié. Ils n’ont jamais changé. Voilà des personnes qu’on peut citer en modèles pour nos jeunes qui veulent s‘engager en politique. Franchement je n’ai que respect et considération pour ces hommes-là. Decroix, je vais le voir de temps en temps chez lui. Il y a très peu d’hommes politiques qui sont au Pds que je fréquente.

Mais est-ce que vous envisagez l’idée de retourner au Pds ?

Non, je ne retournerai pas au Pds. Moi, je ne suis pas parti du Pds parce que simplement il y a un problème X ou Y. Je n’ai plus la même vision des choses que le Secrétaire général du parti Me Abdoulaye Wade et j’ai quitté ce parti.

Vous attendez sans doute une recomposition politique déjà en marche ? Non ?

Oui, dans une éventuelle recomposition, nous discuterons entre gens responsables et réalistes.

Cela veut dire quoi au juste ?

Cela veut dire discuter entre gens responsables et réalistes.

Vous avez des nouvelles de Karim Wade ?

Malheureusement je n’ai de ses nouvelles que par le billet de Madické Niang. Mais la semaine prochaine je passerai le voir Inchallah.

Vos liens ne sont pas encore coupés ?

Non, non, les liens ne seront jamais rompus parce que c’est mon frère. On a partagé beaucoup de choses et dans l’épreuve qu’il subit moi, je le défends. Je partage sa cause. Je condamne tout ce qui lui est arrivé et qui n’est pas assis sur le droit. Parce que moi je suis un homme juste et je ne crois pas que légalement sur la base d’un dossier de 47 mille pages qui nous a été soumis, on puisse condamner Karim Meissa Wade. Très sincèrement

Les gens pensent aussi que vous êtes trop proche de Macky . . .

Vous savez les gens ne savent pas lire ou savent lire mais comprennent autre chose. Moi, j’ai dit et répété qu’il n’arrivera jamais, je dis bien, jamais, que je rejoigne le Président Macky Sall dans sa formation politique. Ça, c’est exclu. Nous n’avons pas la même vision de la gestion d’un pays et même d’un parti politique. Maintenant entre ces relations politiques que nous n’aurons jamais et les relations tout court que nous avons tissées avant même qu’il ne soit Président, il y a un grand fossé. Mes relations avec Macky ne seront jamais rompues. Jamais. Je ne suis pas dans la politique quand je parle de la sorte…

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