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Les autorités iraniennes fêtent, mardi 11 février, le 35e anniversaire de la révolution islamique qui célèbre l’arrivée au pouvoir de l’imam Khomeiny et la chute du régime du Chah. Une célébration marquée cette année par des avancées dans les négociations nucléaires avec les grandes puissances, dont l’ennemi historique américain.

 

En début de matinée, plusieurs dizaines de milliers de personnes affluaient autour de la place Azadi, dans l’ouest de Téhéran, où le président Hassan Rohani a prononcé un discours. M. Rohani a affirmé que l’option d’une action militaire contre l’Iran en cas d’échec des négociations nucléaires avec les grandes puissances était une « illusion ». « L’Iran est déterminé à mener des négociations justes et constructives dans le cadre des règles internationales et nous espérons qu’une telle volonté existe aussi chez les autres », a-t-il dit. « Je dis clairement à ceux qui ont l’illusion qu’il existe sur leur table l’option d’une menace contre notre nation qu’ils doivent changer de lunettes, car l’option d’une action militaire contre l’Iran n’existe sur aucune table au monde », a poursuivi le président. « Menacer le peuple iranien est sans valeur et infantile », a-t-il fait valoir.

 

POLITIQUE DE RAPPROCHEMENT

 

Depuis son élection, le président Rohani, qualifié de modéré, a entamé une politique de rapprochement avec la communauté internationale, essentiellement pour mettre fin aux sanctions occidentales décrétées contre Téhéran en raison de son programme nucléaire controversé. Les Occidentaux et Israël, considéré comme la seule puissance nucléaire de la région, soupçonnent depuis une dizaine d’années l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique sous couvert de son programme civil ; ce que Téhéran nie farouchement. Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, doit se rendre aux Etats-Unis début mars pour discuter « des moyens d’empêcher l’Iran de produire des armes nucléaires ».

 

Fin novembre à Genève, l’Iran a conclu avec le groupe 5 + 1 (Chine, Etat-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, plus l’Allemagne) un accord de six mois sur un gel de certaines activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée partielle des sanctions qui étranglent l’économie du pays. Les discussions sur un accord global doivent reprendre le 18 février à Vienne. Hassan Rohani bénéficie du soutien du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, pour mener ces négociations à travers son charismatique chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif.

 

Mais ce dialogue est dénoncé par les conservateurs, qui estiment trop importantes les concessions faites aux Occidentaux et dénoncent les rencontres trop nombreuses à leurs yeux de M. Zarif avec des responsables américains.

Soutenant le bilan de son gouvernement, le président iranien a précisé que « tout le monde doit savoir que [les] négociations respectent la fierté de la grande nation iranienne ». Il a ensuite réaffirmé que « la société connaît plus de calme et de stabilité qu’il y a six mois, dans les domaines économique, social et politique (…). Dans les universités et dans la presse, l’ambiance est plus libre et plus sereine ». A en croire le président, le peuple iranien veut aujourd’hui que les responsables politiques pensent à « un avenir qui unisse » toute la population.

 

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