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SENEGAL-AFRIQUE-TRANSPORT
Dakar, 16 août (APS) – L’Observatoire des pratiques anomales (OPA) a dit mercredi à Dakar attendre des Etats ouest-africains des actions plus renforcées en vue de réduire les postes de contrôle et « les perceptions illicites » sur les corridors de la sous-région.
 « Les Etats sont invités à mener des actions renforcées pour réduire les postes de contrôle et surtout les perceptions illicites tout en faisant face aux défis sécuritaires », a déclaré Mbaye Chimère Ndiaye, superviseur de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) pour le compte du Programme régional de facilitation des transports et transit routier en Afrique de l’Ouest.
M. Ndiaye intervenait au cours d’un atelier de restitution des rapports 2015-2016 et du premier trimestre 2017 de l’Observatoire des pratiques anormales des corridors, une rencontre organisée par le comité national de facilitation des transports et transit routier inter-Etats.
Selon lui, « trois corridors sont suivis sur trois indicateurs que sont le nombre de postes de contrôle, les perceptions illicites et les retards induits ».
Concernant les postes de contrôle, M. Ndiaye note par exemple qu’en 2016, « sur un corridor de l’UEMOA, un camion en règle a été contrôlé 20 fois par voyage soit 7 fois plus que la norme ».
« En 2015 ; le Mali a enregistré plus de postes de contrôle soit 4 contrôles aux 100 kilomètres, suivi du Ghana, de la Cote d’Ivoire et du Burkina Faso’’, a ajouté Mbaye Chimère Ndiaye.
Le Burkina Faso a enregistré en 2016 « le plus de postes de contrôle avec 5 aux 100 kilomètres contre 4 au Mali et 3 au Niger », a indiqué le superviseur de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA) pour le compte du Programme régional de facilitation des transports et transit routier en Afrique de l’Ouest.
S’agissant des « perceptions illicites » il a souligné qu’en 2016, la moyenne de ces faux frais, tout un long d’un corridor de l’espace UEMOA, était de « 26562 francs CFA contre 47222 francs CFA au premier trimestre de 2017 ».
« Pour les retards induits, les résultats des enquêtes ont montré par exemple que sur le corridor Abidjan-Bamako, 18 minutes sont perdues aux 100 km et sur le corridor Dakar-Bamako, 54 minutes sont perdues aux 100 km. Cela a des conséquences sur la compétitivité de nos pays car actuellement on parle d’économie des transports », a relevé M. Ndiaye.
Selon le directeur adjoint des Transports routiers, Amadou Kane Diaw, qui présidait cette rencontre, « les tracasseries routières de par les coûts logistiques et retards qu’elles induisent, constituent une entrave à la compétitivité économique des pays de l’UEMOA dans l’échiquier du commerce mondial ».
Il ressort des enquêtes menées par l’OPA que le gouvernement sénégalais « ne cesse de déployer des moyens dans la sensibilisation des acteurs et la réduction des points de contrôle pour réduire davantage les tracasseries routières », a-t-il dit.
Le Programme régional de facilitation des transports et transit routier en Afrique de l’Ouest vise à instaurer une bonne gouvernance routière sur les principaux axes routiers de l’Afrique de l’Ouest, afin de faciliter la libre circulation des biens et des personnes.
SKS/BK

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