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Sa réaction n’a pas tardé après l’annonce de la mort du jeune Fallou Séne, étudiant à l’UGB, tué ce matin suite aux affrontements entres étudiants et forces de l’ordre. Le leader du Pastef dénonce cette situation qui n’a guère changé depuis 1983 et qui va de mal en pis.

En 1983, J’ai étudié dans un abri provisoire en crintin, à Ziguinchor. En 2018, 36 ans après, il y’a encore plus de 6000 abris provisoires au Sénégal.
En 1997, étudiant en année de licence à l’université Gaston Berger de Saint Louis, j’ai assisté à une confrontation entre étudiants réclamant entre autres le paiement de leurs bourses, et gendarmes; il y eut des blessés graves dont deux furent évacués en France. En 2018, les mêmes causes produisent, entre les mêmes acteurs et sur le même cadre, des effets plus dramatiques: mort d’un jeune à la fleur de l’âge et espoir d’une famille et d’une nation.
On ne gouverne pas un pays dans la démagogie, la roublardise, l’erreur sur les priorités et la violence d’État.
Dans le concert des nations, tout pays qui n’avance pas recule.
Paix à l’âme de Fallou Sène et nos condoléances attristées et sincères à sa famille éplorée.

Ousmane Sonko

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