Vives protestations de l’OCP après le maintien de l’immobilisation de phosphate sahraoui en Afrique du Sud

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Un cargo à l’approche du Canal de Panama le 2 mai 2017. on de 50 000 tonnes de phosphate produites par l’Office chérifien des phosphates (OCP) au Sahara occidental et destiné à la Nouvelle-Zélande. La cargaison demeure immobilisée à Algoa Bay, en attendant un jugement sur le fond, suscitant une vive réaction du groupe marocain.

Jusqu’à présent silencieux sur les saisies conservatoires successives réalisées le mois dernier par les justices sud-africaine et panaméenne, sur requête du Front Polisario, de deux navires transportant du minerai de phosphates extraits de sa mine de Phosboucraa, au Sahara occidental, OCP s’est finalement exprimé le jeudi 15 juin. Et ce, quelques heures après la décision de la justice sud-africaine maintenant l’immobilisation et reconnaissant l’opportunité d’examiner la question de la propriété des quelque 50 000 tonnes de minerai transportées à bord du NM Cherry Blossom.

Dans un communiqué posté sur son site internet, le producteur marocain de phosphates « réfute catégoriquement les allégations fallacieuses des requérants qui ont servi de fondement à ce jugement. Le groupe OCP dénonce […] les tentatives du Front Polisario d’instrumentaliser des juridictions locales à des fins politiques et médiatiques […] Dans sa décision du 15 juin 2017, la cour sud-africaine saisie du dossier a renvoyé l’affaire pour un jugement sur le fond. Bien qu’elle admette la complexité et le caractère international de la question, elle s’est arrogé une compétence juridictionnelle en contradiction avec les principes fondamentaux du droit international ».

Dans sa décision de 33 pages consultée par Jeune Afrique Business + du 15 juin, la High Court of South Africa argue pour sa part, au paragraphe 40, que « le jugement de la Cour internationale de justice est clair : le Maroc ne dispose d’aucun droit de souveraineté sur le Sahara occidental […] De plus, il [le Maroc] a acquis le contrôle du territoire par la force. Or, ce moyen d’acquérir la souveraineté, est contraire au droit international coutumier ».

Une décision sud-africaine qui prend le contre-pied de ce que la justice panaméenne avait décidé le vendredi 9 juin dans des conditions analogues au sujet d’un autre navire transportant du phosphate, et immobilisé au Panama mi-mai. La justice panaméenne avait alors rejeté la demande du Polisario de saisir ce cargo, arguant qu’il n’y avait pas de preuve que le cargaison appartienne au groupe OCP.

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