Yémen: le blocus aérien tue plus que les bombardements, selon une ONG

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mediaDes hommes armés manifestent devant les bureaux des Nations unies à Sanaa contre les raids aériens de la coalition arabe, le 9 octobre 2016. 

Au Yémen, le blocus aérien fait encore plus de morts que les bombardements. C’est ce que souligne une ONG norvégienne. En 2 ans de bombardements de la coalition commandée par l’Arabie Saoudite, environ 9000 personnes ont été tuées au Yémen, mais selon le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, environ 10 000 autres Yéménites ont perdu la vie faute d’avoir pu recevoir des soins à l’étranger. En cause : le blocus de l’aéroport de Sanaa, la capitale.

Sanaa, la capitale du Yémen, est contrôlée par la rébellion houthie, combattue depuis plus de 2 ans par la coalition commandée par l’Arabie Saoudite.

C’est à Sanaa que RFI a pu joindre Suze Van Meegen, du Conseil Norvégien pour les Réfugiés. Elle décrit un trafic aérien extrêmement limité, en raison du blocus imposé par la coalition : « Les vols humanitaires peuvent se poser sur l’aéroport donc on peut voir des équipes humanitaires aller et venir et aussi des livraisons limitées d’aide humanitaire. Ce qui nous inquiète, c’est que les Yéménites – eux – n’ont pas cette liberté de mouvement. Et cette absence de transport aérien pour les personnes comme pour les marchandises accentue la crise humanitaire et nuit à toute l’économie du Yémen ».

Selon l’ONG norvégienne, des milliers de Yéménites atteints de cancer ou d’autres maladies sont pris au piège. Impossible pour eux de recevoir des soins à l’étranger, ce qui aurait déjà coûté la vie à 10 000 personnes. D’après l’ONU, le Yémen connaît actuellement la pire crise humanitaire au monde.

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